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L'Usine de l'Energie

"Soitec va présenter des revenus significatifs dans le solaire", affirme son président

Manuel Moragues , , ,

Publié le

Grande première pour les résultats financiers de Soitec qui seront présentés le 22 avril : "le solaire représentera une partie importante des revenus", annonce André-Jacques Auberton-Hervé, le président de Soitec. Après avoir mis en service la moitié de sa centrale solaire sud-africaine de Touwsrivier, cette entreprise devrait pouvoir enregistrer sous peu le produit de ses ventes de systèmes photovoltaïques à concentration pour le projet. Un bol d’air pour l’ETI iséroise qui marque le décollage économique de sa diversification dans le solaire.

Soitec va présenter des revenus significatifs dans le solaire, affirme son président © Stéphanie Jayet - L'Usine Nouvelle

L'Usine Nouvelle - Vous allez publier le chiffre d’affaires de l’exercice décalé 2013-2014 de Soitec le 22 avril. Le solaire aura-t-il une contribution significative ?

André-Jacques Auberton-Hervé - Le chiffre d’affaires de notre activité solaire représentera une partie importante des revenus qui seront présentés. En fait, ces revenus ne sont pas nouveaux puisqu’ils sont liés à la fourniture des équipements de la centrale solaire de Touwsrivier, en Afrique du Sud, dont la moitié a été mise en service fin mars. Mais ils étaient masqués sous la forme de ventes entre filiales de Soitec car nous étions l’actionnaire majoritaire de cette centrale. Devenant minoritaire, cela devrait nous permettre d’enregistrer ces revenus, et ceux qui suivront car la centrale sera terminée d’ici à la fin de l’été.

Ces premiers résultats économiques de votre diversification dans le solaire étaient très attendus. Pourquoi arrivent-ils si tard ?

Nous avons réellement démarré une activité commerciale dans le solaire en 2010. Nous avions annoncé un programme sur 5 ans, Soitec 2015, qui prévoyait que l’activité solaire représenterait à l’horizon 2015-2016 la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise. Le solaire sera significatif dès cette année, on n’est pas très éloigné du plan de marche annoncé. Mais il est vrai que le processus d’appel d’offres sud-africain a subi un décalage de six mois. En outre, la technologie du photovoltaïque à haute concentration (CPV) était relativement nouvelle, il a fallu convaincre.

Au-delà de l’aspect financier, quel sens donner à la mise en service de la moitié de la centrale de Touwsrivier ?

La centrale complète fera 44 mégawatts (MW). Avec les 22 MW déjà mis en service, nous marquons notre entrée dans le club des acteurs des centrales de plusieurs dizaines de mégawatts. En devenant minoritaire dans le projet de Touwsrivier, nous allons aussi revenir au modèle de Soitec, qui est celui d’équipementier - le projet sud-africain était une exception, nous n’avons pas vocation à construire et exploiter des centrales. Bref, c’est une étape majeure qui marque le décollage de notre activité solaire.

En dehors de l’Afrique du Sud, quels sont vos projets ?

Nous avons vendu en mars à Invenergy un projet de centrale de 7MW. Cette future centrale, dont la construction démarre en Californie, sera équipée de nos modules. Nous faisons aussi avancer nos autres projets en Californie, pour lesquels nous disposons d’un portefeuille en propre de 150 MW de contrat d’achat d’électricité. Notre usine de San Diego va monter en puissance. En France, nous équiperons 80% des projets CPV retenus en mars dans le cadre du second appel d’offres de la Commission de régulation de l’énergie, soit plus de 50 MW de modules. Nous avons aussi mis un pied en Arabie Saoudite où notre joint-venture avec l’entreprise Khaled Juffali a remporté un premier contrat avec Aramco. Nous nous installons également au Chili...

Quelle place le photovoltaïque à concentration (CPV) prendra-t-il dans le paysage du solaire ?

Les études prévoient un minimum de 1 GW d’installations par an à compter de 2020 pour le CPV. Et dès 2016, son segment de marché de prédilection, les grandes centrales solaires dans les zones à fort ensoleillement, devrait représenter 10% des nouvelles installations solaires. Plusieurs facteurs jouent pour donner toute sa place au CPV : le marché du solaire est en forte croissance (Il aura doublé entre 2002 et 2016). Il migre hors d’Europe et il passe du modèle distribué (les toits) au modèle des grandes centrales. Il passe du modèle subventionné au modèle de marché. Le CPV s’inscrit pleinement dans ce mouvement, il se place dans un marché à très forte croissance. Aujourd’hui, nous sommes le leader incontesté du CPV, nous voulons le rester.

Propos recueillis par Manuel Moragues

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