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Quotidien des Usines

Sofiprotéol se restructure dans le biodiesel

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Confronté à une surcapacité dans le biodiesel, le groupe français annonce des arrêts d’unités dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie assortis d’une suppression de 81 postes.

Sofiprotéol se restructure dans le biodiesel

Le groupe français Sofiprotéol (7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012 avec 8372 salariés sur 140 unités) restructure ses activités de production de biodiesel dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie.

Il annonce la fermeture de Diester Industrie Flandre, l’unité de production de biodiesel de Cappelle-la-Grande (Nord) ainsi que la reconversion de l’unité Novance de biodiesel à base d’huiles végétales de Venette (Oise) en une unité à base d’huiles animales et usagées.

Ces esters méthyliques d’huiles animales et usagées bénéficient actuellement d’une réglementation particulière : leur incorporation par les raffineurs dans les carburants d’origine fossile compte "double". Sur le site de Venette (180 salariés), Sofiprotéol fermera, fin 2013, son unité Saipol de trituration de graines de colza et de tournesol.

81 suppressions de postes

Ces fermetures entraînent 81 suppressions de postes en France dans la filière biodiesel : 22 à Cappelle-la-Grande, 29 à Venette et 30 à Paris, où se situe le siège social. Le groupe Sofiprotéol précise dans un communiqué que 90 postes seront ouverts au titre du reclassement au sein du groupe.

A titre d’exemple, dans le Nord, des postes seront proposés par les deux unités Lesieur voisines du site de Cappelle-la-Grande. Le site Saipol de Grand-Couronne en Seine-Maritime (qui compte 140 salariés) devrait aussi ouvrir quelques postes. Il accueillera à terme les équipes de Diester Industrie aujourd’hui installées au siège de Sofiprotéol à Paris.  En septembre 2014, Saipol et Diester Industrie fusionneront en une seule entité qui sera "domiciliée" à Grand-Couronne.

"Le contexte défavorable du marché des biocarburants"

Le groupe Sofiprotéol indique dans un communiqué qu’il est contraint de s’adapter au "contexte défavorable du marché des biocarburants". Il explique que le taux d’incorporation de biocarburants de première génération dans les carburants pour les transports est limité à 7 % en France et un projet de plafonnement à 5 % est en discussion au niveau européen.

"Notre outil industriel est aujourd’hui surdimensionné. Il a été conçu pour un taux d’incorporation de biocarburants dans les carburants d’origine fossile de 10 % en 2020" indique-t-on chez Sofiprotéol.

Avec cette restructuration, le groupe Sofiprotéol veut abaisser sa capacité de production de biodiesel à environ 1,6 million de tonnes, contre 2 millions aujourd’hui. L’industriel s’estime, par ailleurs, victime d’une concurrence "déloyale" d’importations "massives" de biodiesel (à base de soja) d’Argentine et de biodiesel (à base d’huile de palme) d’Indonésie. Il a déposé une plainte anti-dumping auprès des autorités européennes pour obtenir une taxation de ces importations. Et il a obtenu gain de cause.

Claire Garnier
 

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