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L'Usine Auto

Snop, l’emboutisseur pressé

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Snop, l’emboutisseur pressé
Le champion du découpage emboutissage a renforcé sa croissance à coup d’acquisitions.

Allemagne, Chine, Espagne, Turquie, Chine, Maroc et bien sûr France… À proximité des usines automobiles, se trouve souvent un site Snop. Car le discret groupe familial de 5 500 salariés installé près de Roissy en Seine-Saint-denis est l’un des champions européens du découpage emboutissage. Cette opération de mise en forme des feuilles de métal dans des presses de plusieurs centaines de tonnes est de plus en plus externalisée par les constructeurs. C’est là le lait et le miel de Snop et, en Europe, d’une poignée de concurrents, dont l’espagnol Gestamp et l’italien CLN (Magnetto).

L’histoire de Snop et de sa holding FSD se confond avec celle de son fondateur et président, Michel-Henri Pinaire, 71 ans. « Après mon certificat d’aptitude, j’ai vite voulu me mettre à mon compte et j’ai débuté dans un atelier de 30 m2 », se souvient-il. Il crée la Société noiséenne d’outillage de presse (Snop) en 1981.

Depuis, des kilomètres carrés de feuilles de métal sont passés par ses presses. Le groupe, centré sur l’automobile depuis 2000, construit une usine tous les deux ans (il en compte 28, la dernière à Palencia, en Espagne) et affichait 714 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015. Il travaille pour de grands noms (Volkswagen, Toyota, Mercedes, Nissan…) et est labellisé « fournisseur majeur » de PSA.

Quand Renault s’est implanté à Tanger, au Maroc, c’est Snop qu’il a embarqué avec lui. La recette du groupe ? Un fournisseur la livre : « Dans chaque nouvelle usine, où qu’elle soit, Snop investit toujours avec les dernières technologies. » Une manière de garder de l’avance. La croissance, l’ETI l’a aussi cherchée avec audace. N’hésitant pas depuis quinze ans à multiplier les acquisitions. À rebours de bien des manuels de stratégie,

Snop a même opté pour une stratégie inhabituelle, celle de l’intégration. Le groupe a acquis au fil des ans un fabricant d’outillage de presse, le vendéen Smom, mais aussi un expert des presses, le milanais Balconi. « Ce fournisseur clé traversait une passe difficile, cela risquait de nous affecter », justifie Michel-Henri Pinaire. Un choix gagnant. Balconi se porte désormais comme un charme et peut tester ses innovations, comme sa dernière presse géante à servomoteur, dans les usines de sa maison mère.

En pleine crise de l’automobile, en 2009, le PDG de Snop fait le pari de reprendre Wagon, alors en grande difficulté, gagnant ainsi une demi-douzaine d’usines. « Par chance, nous avions sécurisé 140 millions d’euros de financement quelques mois avant la crise », relate-t-il. Pour solidifier son bilan, le patron, dont le fils Michel dirige aujourd’hui le groupe, accepte le fonds des équipementiers (FAA) au capital. Celui-ci en détient depuis 14 %. « Mais la famille n’a aucune intention de vendre ! ».

Pierre-Olivier Rouaud

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