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L'Usine Aéro

Snecma, SNCF, EADS, PSA... Louis Gallois, un énarque très industriel

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Alors que Louis Gallois est pressenti pour succéder à Thierry Peugeot en tant que président du conseil de surveillance de PSA, retour sur la carrière de cet énarque très industriel, qui a notamment dirigé la Snecma, la SNCF ou encore Airbus et occupe la fonction de commisaire général à l'investissement. Aussi à l'aise avec les gouvernements de gauche comme de droite, ce caméléon politique fait figure d'éternel candidat à un portefeuille ministériel.

Snecma, SNCF, EADS, PSA... Louis Gallois, un énarque très industriel © Pascal Guittet

1972-1989 : la fonction publique comme tremplin vers l'industrie

Après un début de carrière dans la Haute fonction publique (Direction du Trésor à sa sortie de l'ENA en 1972, directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Recherche et de la Technologie, en 1981), Louis Gallois est nommé en 1982 à la tête de la Direction générale de l’Industrie, organe du ministère du même nom. Après cette première expérience industrielle, il retrouve Jean-Pierre Chevènement, cette fois-ci au ministère de la Défense, en tant que directeur de cabinet civil et militaire.

1989-2006 : de la Snecma à la SNCF

Louis Gallois prend ensuite ses premiers galons de capitaine d'industrie dans l'aéronautique. En 1989, il est nommé président de la Snecma (société nationale d’études et de construction des moteurs d’aviation), puis, en 1992, il devient PDG de l'Aérospatiale ou Snias (société nationale industrielle aérospatiale). Cette société fusionnera en 1999 avec Matra Hautes Technologies (MHT) pour former aerospatiale-Matra, qui formera ensuite le consortium européen EADS en 2000 avec l'allemand DASA et l'espagnol CASA.

Mais avant la formation d'EADS, Louis Gallois a quitté l'Aérospatiale en 1996 pour diriger la SNCF, après le départ d'un Loïk Le Floch-Prigent, pris dans les tourments de l'affaire Elf. Il répond alors à l'appel de son ancien camarade de promotion à l'ENA, alors Premier ministre, Alain Juppé.

2006-2012 : le chapitre EADS

Après dix ans passé à la tête de la société de chemins de fer, Louis Gallois retrouve en 2006 le monde de l'aéronautique, en tant que coprésident d'EADS, cette fois avec l'appui du président Jacques Chirac. Jusqu'en 2007, il préside plus particulièrement la branche civile, Airbus, avant d'être nommé président du comité exécutif du consortium. Parallèlement, il est également vice-président du Groupement des industries aéronautiques et spatiales (GIFAS).

2012-2014 : au service de l'Etat... et de PSA

A la suite de son départ d'EADS en mai 2012, Louis Gallois est nommé Commissaire général à l'investissement, succédant ainsi à René Ricol. Son rapport sur la compétitivité, remis en octobre 2012, influencera la politique industrielle du gouvernement de Jean-Marc Ayrault à travers son "pacte de compétitivité" dans un premier temps, puis, avec le "pacte de responsabilité" proposé par François Hollande fin 2013. Cultivant une image de patron à la fibre sociale, il fait figure de caméléon politique et séduit aussi bien la gauche que la droite. Une posture qui fait de lui un éternel candidat à un poste de ministre de l'Economie ou de l'industrie, voire même de Premier ministre, quelle que soit la couleur du gouvernement en place.

Depuis avril 2013, il représente l'Etat au conseil de surveillance de PSA, une condition à l'obtention par le constructeur automobile d'une garantie publique de 7 milliards d'euros accordée à Banque PSA Finance. Suite à l'entrée au capital de l'Etat et du chinois DongFeng au capital de PSA, Louis Gallois est aujourd'hui pressenti pour remplacer Thierry Peugeot en tant que président du conseil de surveillance. L'Etat y serait en tout cas favorable et la famille Peugeot, qui penchait plutôt pour l'ancien président de Nexans, Gérard Hauser, se serait finalement rangée derrière cette candidature.

Fin du suspense mardi 18 mars avec la décision du conseil des nominations, qui soumettra ensuite sa cooptation aux actionnaires. Dans ce scénario, Louis Gallois formerait alors un tandem intéressant avec Carlos Tavares, qui remplacera officiellement Philippe Varin à la direction opérationnelle de PSA le 31 mars prochain, en vue du redressement du premier constructeur français.

Julien Bonnet

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