À la SNCF, une réunion intersyndicale pour marquer la fin de l’unité

Olivier Cognasse

Publié le

Une rencontre entre syndicats de la SNCF a lieu le jeudi 30 août pour la première fois depuis la fin du mouvement de grève. L’unité a semble-t-il vécu.

À la SNCF, une réunion intersyndicale pour marquer la fin de l’unité
Une rencontre entre syndicats de la SNCF a lieu le jeudi 30 août pour la première fois depuis la fin du mouvement de grève.
© Charles Platiau

CGT Cheminots, CFDT, SUD Rail et UNSA ferroviaire vont se retrouver le jeudi 30 août après-midi autour d’une table. Au menu, la soupe à la grimace ! En effet, depuis que la CGT a décidé unilatéralement de poursuivre le mouvement après le 28 juin, les dents grincent. Et la belle unité du printemps semble avoir vécu.

Pour la CGT, la dernière grève a été un fiasco. "Mobiliser 2 à 3% de grévistes avec un trafic quasi normal pour la première organisation syndicale, c’est un échec", analyse Guillaume Pepy, le président du directoire de la SNCF. Remobiliser la base, aujourd’hui, alors que la réforme a été votée et que les négociations sur la future convention collective ont à peine débuté, n’est sans doute pas le bon tempo.

Pourtant, la CGT Cheminots semble prête à engager de nouveau les hostilités avec le gouvernement. Esseulée, elle pourrait participer à un mouvement interprofessionnel en septembre.

Les élections professionnelles à la SNCF ayant lieu dans deux mois et demi, la centrale de Montreuil a sans doute intérêt à se montrer intransigeante pour ne pas se faire déborder par Sud Rail. Mais rien ne dit que cette stratégie qui n’a pas empêché le gouvernement de faire voter la réforme du ferroviaire sera payante dans les urnes…

Les syndicats réformistes favorables aux négociations

De leur côté, les syndicats réformistes n’ont aucune intention de se laisser entraîner dans un nouveau mouvement. Ils attendent de voir comment les négociations vont se dérouler avec le patronat sur la future convention collective. "Pour l’instant, nous sommes le seul syndicat à avoir fait des propositions", regrette Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots. "Nous n’avons pas l’intention de relancer un mouvement de grève à l’automne. Lors de la grève commune [de 36 jours], nous avons utilisé cette pression pour faire avancer certains amendements." Ce qui n’était pas le cas des syndicats les plus radicaux...

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