Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

SNCF, réforme sur ordonnance

,

Publié le

SNCF, réforme sur ordonnance

La grève décidée par les organisations syndicales fera-t-elle fléchir le gouvernement ? Sa détermination semble intacte. Il n’est pas question de céder sur le statut des cheminots, véritable casus belli pour les syndicats. Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, parle d’un « cadre social attractif pour le futur marché de l’emploi du ferroviaire ». Le gouvernement veut aller vite et sur « les deux jambes » de la réforme : « l’État qui s’engage et la SNCF qui prépare son nouveau projet d’entreprise », a tenu à rappeler Élisabeth Borne, la ministre des Transports, lors de la présentation de son projet de loi le 14 mars à l’Élysée. Le lendemain, elle souhaitait aussi que « l’État mette fin aux injonctions contradictoires sur la SNCF » comme lorsqu’il demande d’augmenter le coût des péages et de commander des rames de TGV.

Le choix des ordonnances, très critiqué, offre selon la ministre davantage de temps pour la concertation. Celle-ci durera encore deux mois, avec une cinquantaine de rendez-vous supplémentaires. Il n’est pas certain qu’Élisabeth Borne convainque les syndicats sur ce point. « Nous aurions bien aimé être surpris. Depuis les annonces du Premier ministre, Édouard Philippe, il n’y a rien de nouveau. Les membres du gouvernement restent droits dans leurs bottes », a répondu Didier Aubert, le secrétaire général de la CFDT Cheminots, à « L’Usine Nouvelle ».

Sur l’ouverture à la concurrence, quelques aménagements sont enregistrés. Pour le TGV, le gouvernement a tranché pour le libre accès plutôt que les franchises. « La SNCF continuera à proposer son offre et d’autres entreprises viendront la concurrencer », précise la ministre. Les Régions qui veulent ouvrir une partie de leur réseau à la concurrence à partir de 2019 pourront lancer des appels d’offres. Le cas de l’Ile-de-France est traité à part. « Ce réseau complexe » aura un calendrier avec un rythme décalé dans deux décennies… Élisabeth Borne a fini par admettre que la SNCF allait être transformée en sociétés anonymes. Il reste que la compagnie ferroviaire a déjà existé sous ce statut de 1938 à 1982, ce qui ne l’a pas empêchée de produire de la dette. Cette dernière, qui ne fera pas partie du projet de loi, ne sera pas cachée. La ministre a réaffirmé que le gouvernement prendrait ses responsabilités, mais elle a refusé de dire s’il reprendra intégralement la dette ou seulement une partie.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle