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[SNCF] Les trois mousquetaires du transport public en pleine forme

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Alors que le projet de loi du nouveau pacte ferroviaire entre dans une nouvelle phase, avec le vote en première lecture à l’Assemblée qui interviendra le 17 avril prochain, trois opérateurs français pourraient profiter de l‘ouverture à la concurrence. Et affichent de bons résultats.

[SNCF] Les trois mousquetaires du transport public en pleine forme
Le marché des TER attire les convoitises.
© Alstom

Transdev, détenu à 70% par la Caisse des dépôts, Keolis, détenu à 70% par la SNCF, et RATP Dev, filiale à 100% de la RATP. Ce sont les trois mousquetaires qui guerroient à travers le monde pour engranger des contrats dans le monde du transport public. Car dans ce domaine, les joueurs de l’équipe de France ont tendance à jouer perso. Parfois à deux contre un, plus souvent à un contre un.

Ces trois opérateurs qui font rouler des bus, des trams, des métros mais aussi des trains, ont les yeux de Chimène pour la future loi du nouveau pacte ferroviaire et l’ouverture à la concurrence qui se profile dès 2019 dans certaines régions. Si cette ouverture à la concurrence intéresse sans aucun doute des opérateurs européens, voir mondiaux, les trois Français ont des atouts dans leur manche. Hormis le fait qu’il ne s’agit pas d’entreprises privées, ils ont une grande expérience des appels d’offres.

USA, Nouvelle-Zélande, Qatar… les Français aux quatre coins du monde

Keolis a réussi à redresser une barre mal engagée sur le train de Boston – il vise un premier exercice positif cette année - et il a remporté avec RATP Dev en fin d’année le contrat emblématique de plus de 3 milliards d’euros du métro de Doha (Qatar).

RATP Dev exploite le fameux Gautrain entre Pretoria et Johannesburg en Afrique du Sud. Transdev est particulièrement présent en Allemagne, mais aussi en Suède et en Nouvelle-Zélande. Son activité ferroviaire est présente uniquement dans ces trois pays, mais "représente 11% de notre chiffre d'affaires. A Auckland, nous gérons le train régional depuis quatorze ans avec succès. Nous venons d’être reconduits pour 30 mois. Depuis notre arrivée, la fréquentation a été multipliée par sept, soit + 50% par an", explique Thierry Mallet, PDG de Transdev à l’Usine Nouvelle. En Suède, cet opérateur a acquis une société ferroviaire pour 16 millions d’euros.

Parti de loin après les déboires enregistrés suite à sa fusion avec Veolia, Transdev relève la tête. Le chiffre d’affaires est stable à 6,6 milliards d’euros, mais le résultat net augmente de 15% à 76 millions d’euros. Des résultats en lignes avec les objectifs de 2020, quand la croissance devra atteindre 5% par an et être rentable.

"L’année 2017 a été une bonne année en ligne avec nos objectifs et nous avons encore réduit notre endettement de 65 millions d’euros à 528 millions d’euros, soit un ratio de dette nette sur Ebitda de 1,3", se félicite Thierry Mallet, qui dirige une entreprise de 83 000 salariés présents dans 19 pays. Seule ombre au tableau : ne pas avoir réussi à déloger le concurrent Keolis sur les transports publics de l’agglomération lilloise.

En PACA, les candidats se bousculent

Et Keolis justement qui voulait absolument conserver ce contrat, l’un des plus importants dans son portefeuille, poursuit sa croissance à rythme élevé. Il a enregistré en 2017 une hausse de 6,4 % de son chiffre d’affaires à 5,4 milliards d’euros. Il emploie 63 000 personnes dans 6 pays et transporte 3 milliards de voyageurs par an. L’Ebitda a progressé de 9,4 % à 342 millions d’euros. L’endettement atteint 1,01 milliard d’euros et le ratio Endettement/Ebitda est contenu à 2,4.

Enfin, le dernier mousquetaire reste plus modeste avec un chiffre d’affaires de 1,14 milliard d’euros. RATP Dev emploie 17 000 salariés dans 14 pays. Il a enregistré une croissance de 1,4% hors effet devises. Davantage intéressé par le bus, le métro ou le tram, il pourrait tout même s’intéresser aux TER.

Selon la revue Ville, Rail et Transport, les trois opérateurs français seraient candidats en région PACA au même titre que le hongkongais MTR, Arriva, la filiale de la Deutsche Bahn, Thello, filiale française de Trenitalia et RDT 13, la régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône. En plaçant Keolis, habitué des appels d’offres, la SNCF sort une carte maîtresse supplémentaire pour maintenir le maximum de lignes TER et TET dans son giron… La concurrence étrangère pourrait aussi jouer un mauvais tour aux mousquetaires français. Mais il n’est pas certain que les régions poussent si loin leur infidélité à la SNCF…

 

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