SNCF : l’Usine du Futur pour optimiser la maintenance

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Publi-rédactionnel Le programme stratégique SNCF « Usine du Futur » concerne essentiellement les technicentres industriels où est réalisée la maintenance lourde du matériel roulant avec, pour objectifs, l’amélioration de la compétitivité et la préparation à la concurrence.

SNCF : l’Usine du Futur pour optimiser la maintenance

Sommaire du dossier

450 millions d’euros sont affectés à ce programme qui vise à transformer le hard des technicentres en faisant des usines organisées selon les principes du lean et à les doter d’un soft permettant le pilotage en temps réel de toutes les productions et des moyens nécessaires à celles-ci. Hardware (hard) et software (soft) doivent aussi concourir à fortement diminuer la pénibilité des tâches et améliorer la qualité de vie au travail des collaborateurs.

 

Le prototype du hardware inauguré à Rennes dès 2016

Le premier de série, avec hard et soft, a été celui de Romilly sur Seine dans l’Aube inauguré en octobre 2019. La transformation de ce site a impliqué une relocalisation dans 24 000 m² de nouveaux locaux situés au sein de la zone d’activités économiques Aéromia. Ce technicentre de nouvelle génération intègre de nombreuses technologies de l’industrie du futur.

Pour optimiser la production et piloter les flux, des drones, des cobots et des exosquelettes font aujourd’hui partie du quotidien des agents et facilitent leur travail. Un « jumeau numérique » du bâtiment a même été développé. Utilisé pour la conception et la construction, il a aussi permis de préparer la phase d’exploitation. Il facilitera la maintenance (gestion des sur- faces, compilation et analyse des informations du bâtiment tout au long de sa vie…) ainsi que les changements d’aménagements.

Du côté d’Hellemmes dans les Hauts-de-France, SNCF a investi 70 M€ dont 20 M€ dans le process industriel de l’Atelier 57, le plus grand de ses 10 technicentres, dont la principale activité concerne la réalisation des opérations « mi-vie » sur les TGV et les trains Transmanche. Après 2 sites consacrés à la révision des pièces de rechange, c’est un site traitant de trains complets qui voit son système de production complètement transformé. Le prochain site qui sera inauguré au printemps 2020 est celui de Vénissieux dans la métropole lyonnaise. Les sites restants seront tous remodelés d’ici à 2024.

 

Autonomie et qualité de vie au travail

L’objectif est avant tout de redonner de la compétitivité à ces centres de maintenance en utilisant les technologies 4.0 afin d’optimiser la démarche d’excellence opérationnelle déjà engagée. « À Hellemmes, nous avons déployé un système de robots pour déplacer les rames sans avoir besoin de rails. Ceci nous permet de gagner de l’espace, de réduire les déplacements et d’adapter notre process selon le type de charge à produire. Nous avons ainsi rendu l’outil encore plus flexible et polyvalent. Avec ces investissements, nous sommes prêts à affronter l’ouverture à la concurrence et à capter de nouveaux marchés en vue de rénover le matériel roulant de nos concurrents », explique Henri Pidault, directeur d’e-SNCF. En investissant dans les outils de l’Usine du Futur, l’opérateur a renforcé l’autonomie de ses agents et leur qualité de vie au travail. « L’outil digital facilite le travail au quotidien de nos salariés. Les technologies de l’industrie du futur nous permettent de garantir plus de sécurité, d’assurer une maintenance prédictive. Ces ateliers plus flexibles permettront de réduire les temps d’immobilisation du matériel roulant. Notre objectif est une baisse de 50 % des temps de traversée.

À Saint-Pierre des Corps où des travaux sont en cours pour un montant de 12 M€, nous avons déjà réduit de 25 % cette durée sur une chaîne rapide », annonce le dirigeant. Notons qu’à Bischheim, SNCF a ainsi gagné 32 jours sur une chaîne de 145 jours pour la rénovation complète d’un train.

Ce site bénéficiera aussi des robots moover, mis en place à Hellemmes pour déplacer les rames sans rail. Auparavant, pour réaliser l’ensemble des opérations de rénovation, la rame devait parcourir 15 kilomètres à l’intérieur du site. Avec la mise en œuvre des nouveaux outils et une refonte des process, le temps de passage de la rame sur site sera divisé par deux. Pour rester à la pointe de l’innovation, l’opérateur ferroviaire réalise de l’open Innovation via son fonds d’investissement baptisé « 574 Invest » qui accompagne les star-tups dans le développement de systèmes innovants. Il dispose également d’une Fab Innovation dédiée à la veille technologique. Pour l’utilisation des drones destinés à l’inspection des rames, des caténaires et des voies ferrées, il a créé la filiale Altametris. Les lunettes connectées font également partie des outils mis à disposition des agents pour faciliter la maintenance.

« Elles permettent aux agents de voir en direct les gestes à effectuer. Cela leur permet de monter en compétence tout en travaillant en toute sécurité. L’un des premiers cas d’usage est la formation à distance via la réalité virtuelle ».

Enfin, une réflexion est en cours sur la blockchain et ses possibles applications car la traçabilité est un élément fondamental pour l’opérateur aussi bien en termes de qualité que de sécurité.

 

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