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[SNCF] L'intersyndicale des cheminots choisit une grève longue contre le projet de réforme

Simon Chodorge , , ,

Publié le

L'intersyndicale des cheminots de la SNCF ont annoncé le soir du 15 mars un mouvement de grève de trois mois en opposition au projet de réforme de la SNCF porté par le gouvernement. Si la grève était prévisible, son format est assez inédit. Le gouvernement et la direction de l'entreprise ferroviaire ont réagi le soir même.

[SNCF] L'intersyndicale des cheminots choisit une grève longue contre le projet de réforme
Le grève de l'intersyndicale des cheminots de la SNCF devrait débuter le 3 avril et jusqu'au 28 juin.
© D. R.

Cela a tout l'air d'une guerre d'usure. Le jeudi 15 mars, l'intersyndicale des cheminots de la SNCF (CGT-Unsa-SUD-Rail-CFDT) a finalement annoncé un format assez rare de grève de 36 jours répartis sur trois mois. A partir du mardi 3 avril et au moins jusqu'au jeudi 28 juin, les opposants au projet de réforme du gouvernement feront grève deux jours sur cinq. Un calendrier qui inclut notamment les vacances de printemps dans les zones A, B et C ainsi que les jours fériés du mois de mai.

Au début de la semaine, des premiers affrontements entre les syndicats et la direction de la SNCF laissaient présager un mouvement de grève inévitable. Le 4 avril, SUD Rail doit par ailleurs organiser sa propre assemblée générale pour décider si ses cheminots souhaitent s'inscrire dans le calendrier de l'intersyndicale ou mener une grève reconductible tous les jours. La CGT a également parlé de préavis de grève locaux. En Ile-de-France, plus particulièrement, trois des quatres syndicats de la RATP ont aussi appelé à soutenir les cheminots en faisant grève le 22 mars.

Le gouvernement et la direction de la SNCF déplorent la décision

Le mercredi 14 mars, la ministre des Transports Elisabeth Borne présentait en Conseil des ministres le fameux projet de loi sur le ferroviaire. Le matin du jeudi 15 mars, le gouvernement reprécisait sa réforme en dévoilant le programme de travail pour le futur projet stratégique de la SNCF qui doit être remis en juillet.

"Je ne peux que déplorer cette décision qui manifestement vise à pénaliser les usagers", a réagi sur BFMTV la ministre des transports le jeudi 15 mars au soir. Elle a également décrit une posture "incompréhensible" : "Ma posture à moi, c'est la concertation, la négociation."

Le PDG de la SNCF a également fait part de sa réaction le soir même sur TF1 pour parler d'une décision "un peu décalée par rapport à la concertation qui est engagée".

Mercredi prochain, le 21 mars, l'intersyndicale se réunira à nouveau pour préciser les détails du mouvement de grève. Le lendemain, le jeudi 22 mars, une manifestation nationale des cheminots devraient rassembler quelque 25 000 cheminots à Paris selon les syndicats.

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1 commentaire

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16/03/2018 - 10h53 -

Arrêtons pendant 2 jours de prendre le trains , les bus SNCF .... Refuser de payer les jours de grèves .... quand on écoute les cheminots leur statut n´est pas terrible mais il le défendent bec et ongle . cherchez l´erreur ! Nous on paie nos billets, on se tape les grèves , les droits de retraits , on paie des abonnements, on a plus le droit de circuler en bagnole en ville , les gares sont inaccessibles , notre mutuelles est taxée en avantage nature , on comble le trou de la sécu , on paie les retraites des gaziers et électriciens via l `Argic- Arco, on va réduire nos retraites , allongés notre âge de départ en retraite à 65/67 ans et en plus on va se prendre 50 Milliards € de dettes de la SNCF sur notre feuille d´impôt.... Qu´ils aillent au diable avec leur Greve.
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29/03/2018 - 09h52 -

C'est tout le contraire mon cher monsieur. Ce sont les luttes des électriciens et gaziers, des cheminots qui nous ont permis d'avoir des congés payés, une retraite, un droit du travail, la sécurité sociale. Sans eux on aurait déjà tout perdu. Plutôt que de râler, il faut les encourager, se syndiquer pour obtenir d'avantages de droits, de hausses de salaires, etc. A bon entendeur ...
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