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[SNCF] Jean-Cyril Spinetta lance la révolution des chemins de fer

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Les conclusions tant attendues de Jean-Cyril Spinetta , l’ancien patron d’Air France, sur l’avenir du ferroviaire en France ont enfin été rendues au Premier ministre. Remise en cause du statut des cheminots, prise en charge de la dette par l’Etat, fermeture de petites lignes, ouverture à la concurrence… Au gouvernement de trancher.

[SNCF] Jean-Cyril Spinetta lance la révolution des chemins de fer
Des trains Corail
© AMarques432 - Flickr - C.C.

Fin du statut du cheminot pour les nouvelles recrues et nouveau contrat social, ouverture à la concurrence progressive dès 2019, reprise d’une partie de dette par l’Etat, filialisation de Fret SNCF… C’est le rapport que toute la SNCF attend avec impatience et angoisse depuis des jours et des jours. Jean-Cyril Spinetta vient enfin de remettre, ce jeudi 15 février son rapport sur l’avenir du ferroviaire au Premier ministre Edouard Philippe dans un secret à peine éventé. Car c’est bien une révolution qui se prépare à la SNCF si les préconisations de la commission présidée par l’ancien patron d’Air France sont retenues par le  gouvernement. Car l'avenir du ferroviaire français est lié à une transformation pour sortir d'une situation préoccupante et d'une dette gigantesque (autour de 50 milliards d'euros).

La fin du statut des cheminots

Il en sera fini du statut des cheminots. Pour ne pas trop brusquer les choses et s’attirer une réaction violente des syndicats, seules les futures embauches seront concernées par cette mesure. L’inverse parait de toute manière difficilement applicable. Il demande également l’ouverture d’une procédure de départs volontaires pendant deux ans pour réduire les sureffectifs. Pas sûr que les syndicats apprécient. Et SNCF Mobilités pourrait devenir une société anonyme à capitaux publics.

Le rapport prépare aussi l’ouverture à la concurrence. Il préconise une ouverture progressive dès 2019 et jusqu’en 2023 avant la véritable mise en concurrence des opérateurs.

Fermer certaines lignes

"Nous demandons un bilan économique pour certaines petites lignes", a affirmé Jean-Cyril Spinetta devant quelques journalistes à la sortie de son entrevue avec Edouard Philippe et Elisabeth Borne, la ministre des Transports. Il demande à SNCF Réseau d’étudier précisément les lignes ferroviaires très peu utilisées et qui demanderaient à ne pas rester dans le giron de la SNCF. Il demande aussi de ne pas investir dans la modernisation dans la partie du réseau la moins utilisée. Et concentrer les crédits sur les lignes les plus fréquentées. SNCF Réseau sera mandaté pour fermer les lignes.

Mais ce n’est pas fini, une recommandation propose d’augmenter la contribution des régions pour les TER progressivement. En clair, arrêter de matraquer le TGV en limitant les hausses. La commission propose aussi de revoir les barèmes des péages pour garantir une meilleure santé économique aux TGV et d’augmenter les montants alloués aux travaux de modernisation.

Pour la dette de SNCF Réseau, il demande à l’Etat d’en prendre une partie et surtout d’interdire de nouveaux endettements insoutenables. Elle augmente chaque année de 3,2 milliards d’euros avec 1,5 milliard pour les intérêts.

Fret SNCF filialisé

Le rapport dans sa préconisation numéro 17 s’attaque à une activité particulièrement malade : Fret SNCF. Il propose ni plus ni moins de recapitaliser et de filialiser. Peut-être avant une revente ? Enfin, Gares & Connexions pourrait rejoindre le giron de SNCF Réseau alors que certaines gares "d’intérêt régional et local" pourraient être transférer aux régions. Une manière de garantir une certaine impartialité quand de nouveaux opérateurs vont arriver.

 

2018.02.15_Rapport-Avenir-du-transport-ferroviaire.pdf by L'Usine Nouvelle on Scribd

 

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1 commentaire

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15/02/2018 - 17h03 -

C'est une honte. Il est evident qu'en demandant une enquete a un ancien PDG d'Air France, on allait avoir ce type de propositions. Il ne faut pas sortir de l'ecole qu'a faite Mr Spineta pour comprendre qu'en fermant des lignes ou en ne modernisant pas les lignes les moins frequentees, on va reduire la dette de la SNCF, dont c'est mal connaitre le but, qui est de desservir tous les territoires. Ce faisant, on va rendre plus difficile la vie dans les regions les moins denses, et inciter les gens a s'installer dans les grandes metropoles. Pourtant il faut que ces regions restent habitees: les elites Parisiennes qui prennent ces decisions sont tres contentes de passer des week-ends a la campagne, et s'il n'y a plus personne pour maintenir une activite dans ces regions, comment vont-elles faire? Arretez de tout vouloir centraliser. Au lieu de mettre 40 milliards dans le Grand Paris ou autre grand chantier, utilisez-les pour mieux repartir l'activite economique sur le territoire.
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