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[SNCF] En 2017, vous avez aimé prendre le train...

Olivier Cognasse ,

Publié le

Le deuxième bilan de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) traduit une hausse de la fréquentation des trains pour la première fois depuis 2011, tandis que les travaux de rénovation du réseau commencent doucement à porter leurs fruits.

[SNCF] En 2017, vous avez aimé prendre le train...
Les nouvelles LGV ont largement contribué aux bons résultats de la fréquentation des trains.
© D.R.

+7%. Voilà un chiffre qui va mettre un peu de baume au cœur de la direction de la SNCF après une année tourmentée par la réforme et les conflits sociaux. Un chiffre qui traduit un rebond conséquent de la fréquentation des trains en 2017 par rapport à l’année 2016
Surtout, cette bonne nouvelle intervient après six années de baisse, entre 2011 et 2016.

La reprise économique n’est sans doute pas étrangère à la forte progression de la fréquentation des trains en 2017 mais au global le transport de voyageur (tous modes) ne progresse que de 1% avec +4% pour l’aérien et 0,4% pour la voiture. Un bon signe pour les

partisans de la mobilité propre… "La part modale du ferroviaire remonte et s’établit à près de 10 % du trafic intérieur de voyageurs en France", indique l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) dans la présentation de son deuxième bilan du marché du transport ferroviaire en France.

La progression des TGV domestiques en tête

"Entre 2016 et 2017, tous les services ferroviaires ont vu leur fréquentation progresser, avec les TGV domestiques en tête (+9,7 %), puis les services internationaux (+6,8 %), les TER (+5 %), les Intercités (+3,3 %) et enfin les Transilien (+1,7 %)", précise Bernard Roman, le Président de l’Arafer à l’occasion de la présentation devant la presse des résultats de cette étude, mardi 11 décembre.

L’Autorité explique ce rebond par la mise en service en juillet 2017 des nouvelles LGV Tours-Bordeaux et Le Mans-Rennes, mais aussi le développement de l’offre à grande vitesse "low-cost" OUIGO et le lancement des abonnements "TGV max" auprès des moins de 28 ans. Une hausse qui devrait être de courte durée, car les conflits sociaux qui ont jalonné le premier semestre 2018 ont sans aucun doute fait baisser la fréquentation.

Les LGV augmentent la taille du réseau

L’ouverture des nouvelles LGV a eu également un impact sur l’étendue du réseau ferroviaire français. Avec 28 710 kilomètres de lignes ferroviaires exploitées fin 2017, il s’est accru de 346 km (+1,2 %), malgré une diminution du réseau classique de 128 kilomètres, qui traduit la fermeture de petites lignes.

L'autre vrai signe positif est le rajeunissement du réseau qui se poursuit depuis 2015, lorsqu'il atteignait 30,9 ans. Depuis, il est descendu à 30,5 ans fin 2016 et à 29,8 ans fin 2017. Un mouvement, certes, très lent, mais la courbe s’inverse grâce à trois facteurs selon l’Arafer : "l’ouverture de lignes nouvelles (LGV), les opérations de régénération de voies existantes, ainsi que la fermeture de certaines voies les plus âgées (généralement des voies UIC 7 à 9)." Mais il existe une grande hétérogénéité "spatiale et horaire" du trafic. "50 % du trafic total est réalisé sur 15 % des lignes du réseau et 80% du trafic total est réalisé sur 39% des lignes du réseau", indique Bernard Roman.

L’année 2017 a également été peu marquée par les grèves. Du coup, le nombre de trains déprogrammés a fortement baissé.
"Il s’établit à 63 000 en comptant l’activité Transilien qui compte pour 37 000 déprogrammations en 2017, alors qu’en 2016, plus de 80 000 trains avaient dû être déprogrammés sans compter l’activité Transilien, liés au mouvement social du printemps 2016",  précise l’Arafer. Toutefois, les annulations de dernière minute ont augmenté d’un demi-point à 1%, essentiellement en raison de la panne gigantesque qui a touché la gare de Paris-Montparnasse en 2017 du 30 juillet au 1er août, puis de la panne informatique du 3 décembre 2017.

Retards encore trop nombreux

Les retards de plus 5 minutes restent élevés avec un taux de 13% en moyenne.Le taux des trains en retard à 5 minutes au terminus est de 12 % pour les TER et de 11 % pour les Transilien. "En heure de pointe, le taux de retard des Transilien est beaucoup plus élevé (17 %), soit 54 % de plus que son niveau moyen. Pour les TER, l’augmentation du retard en heures de pointe est de 16 %." 24 % des TGV domestiques et 25 % des Intercités et des services internationaux arrivent avec plus de 5 minutes de retard. Les taux de passagers en retard à 30 minutes et à 1 heure s’élèvent respectivement à 4,2 % et 1,5 %.

En 2017, les entreprises ferroviaires de voyageurs ont perçu plus de 13,7 milliards de revenus, dont 8,4 milliards d’euros de recettes commerciales et 5,4 milliards de concours publics. Les recettes commerciales ont bondi par rapport à 2016 (+8,2 %) principalement grâce à l’effet volume engendré par la hausse de fréquentation. Pas sûr que l’année 2018 reproduise ces très bons résultats.

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1 commentaire

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12/12/2018 - 11h57 -

Pathétique arafer, toujours avec un train de retard et des commentaires des président et vice-présidents dignes du café du commerce. Autorité sans tête en ce moment puisque le secrétaire général vient d être mis à la porte après la démission de l intégralité du codir. Un nouveau vice président (Richert) qui ne pourra travailler sur les sujets intéressant le rail puisque ex membre du conseil de surveillance de SNCF.
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