Smurfit Kappa Group ouvreles discussions pour restructurer

 
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Il ne se sera passé que quelques courtes semaines entre la fusion annoncée en septembre puis officialisée en décembre derniers et l'annonce de janvier 2006... Nouveau numéro 1 européen de l'emballage en carton ondulé, Smurfit Kappa Group est, en effet, entré en discussions avec ses syndicats. L'objet ? La fermeture d'usines européennes et des réductions d'effectifs. Ces discussions concernent « la France, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et la Suède », précise simplement l'entreprise. « Smurfit Kappa a commencé un processus d'engagement avec ses conseils d'entreprise et ses syndicats pour procéder à la rationalisation ou à la fermeture d'un certain nombre d'usines non rentables dans ses activités européennes », précise le groupe qui ajoute qu'il ne fera pas « d'autres commentaires » pendant les consultations. Mais une chose semble sûre : le dossier est brûlant dans la mesure où il est placé sous le double signe de la surcapacité et de l'endettement. En Europe de l'ouest, le marché est d'autant plus surcapacitaire qu'il est sérieusement touché par les délocalisations industrielles à l'est et en Asie. A l'inverse, il n'est pas rare que des sites implantés en Europe de l'est soient totalement saturés. Un rééquilibrage géographique pourrait donc intervenir... Il faut noter également que la surcapacité est entretenue par de lourds investissements en papiers pour ondulés (PPO) de faibles grammages. Quant à l'endettement, il faisait partie du montage de la fusion : il atteignait 3 milliards d'euros pour Kappa à fin 2004 tandis qu'il s'élevait, fin juin 2005, à 2,5 milliards pour Smurfit. Les investissements se poursuivent néanmoins : en témoignent les 37 millions d'euros injectés sur le site de Facture (Gironde) de Smurfit Kappa Cellulose du Pin. Détenu à 58,3% par les actionnaires de Smurfit et 41,7% par ceux de Kappa, Smurfit Kappa Group emploie aujourd'hui 43 000 personnes dans 23 pays en Europe et 9 en Amérique latine. Le chiffre d'affaires cumulé des deux entreprises s'élevait à 7,6 milliards d'euros pour un résultat net négatif. Le groupe est détenu par les fonds d'investissement Madison Dearborn, Cinven et CVC Capital Partners

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