Smart France passe aux 39 heures dans un contexte de carnets de commandes en berne

L’usine Smart France à Hambach (Moselle) est passée le 1er octobre aux 39 heures de travail hebdomadaire payées 37, conformément au Pacte 2020 présenté fin 2015 par la direction qui prévoie un allongement temporaire du temps de travail.

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Smart France passe aux 39 heures dans un contexte de carnets de commandes en berne
Atelier de peinture chez Smart a Hambach (Moselle)

Le passage aux 39 heures payées 37 est entré en vigueur le 1er octobre chez Smart France à Hambach (Moselle) comme prévu dans les avenants aux contrats de travail signés fin 2015 par la majorité des 800 salariés de cette filiale du groupe Daimler. Cet allongement concerne dans un premier temps les opérateurs de production et les caristes, tandis que les employés, techniciens, agents de maîtrise (Etam) et cadres adopteront cette nouvelle durée de travail à partir du 1er janvier 2017.

"Nous mettons en place notre Pacte 2020 en plusieurs phases selon le calendrier programmé. Le cycle de 37 heures de travail démarré au 1er janvier vient de s’achever et nous passons maintenant aux 39 heures", indique la communication de Smart France. En contrepartie, le constructeur automobile s’est engagé à ne procéder à aucun licenciement économique, à augmenter les salaires de 120 euros brut par mois et à verser une prime de 1 000 euros sur deux années. Le retour aux 37 heures est prévu pour 2019, mais il faudra attendre 2020 pour repasser aux 35 heures.

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Hausse de l’absentéisme selon la CGT

Combattu par la majorité des syndicats, cet allongement de la durée de travail intervient dans un contexte de carnets de commandes en berne pointe Samir Boualit, délégué du personnel CGT chez Smart France : "L’usine va réduire la vitesse de la chaîne à partir du 31 octobre et porter le nombre de postes de travail de 115 à 79, ce qui devrait toucher de nombreux intérimaires." Il évoque également une dégradation du climat dans l’entreprise "avec un taux d’absentéisme passé de 3,5% en décembre à 6,5%".

En septembre 2015, la direction avait consulté par référendum ses salariés par référendum au sujet de son Pacte 2020 et obtenu 56% de oui. La CGT et la CFDT représentant plus de la moitié des effectifs avaient cependant fait valoir leur droit d’opposition. Arguant d’une possible délocalisation, Smart France était alors passé par la voie d’avenants individuels aux contrats de travail : à la date butoir en décembre 2015, 90% des 800 salariés les avaient signés.

Philippe Bohlinger

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