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L'Usine Auto

Smart France négocie un retour aux 39 heures

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Publié le , mis à jour le 11/09/2015 À 07H27

Les 800 salariés du site de Smart France à Hambach (Moselle) votent ce vendredi 11 septembre pour ou contre un retour à 39 heures de travail hebdomadaire payé 37 heures.

L’automobile n’en a pas fini avec les accords de compétitivité. Vendredi 11 septembre, les 800 salariés du site Smart France de Hambach (Moselle) sont appelés à se prononcer sur les propositions de leur direction : un retour aux 39 heures (+ 12 % pour les opérateurs) en 2016, 2017 et 2018, assorti d’une augmentation de salaire de 120 euros par mois (+ 6 % du salaire de base). Ce qui revient à travailler 39 heures payées 37. Les cadres, eux, renonceraient à 10 jours de RTT sur 20. Une prime de 1000 euros est également prévue pour tous.

En échange de cet effort de ses salariés, la direction de cette filiale du groupe allemand Daimler s’engage à ne pas licencier jusqu’en 2020 et à titulariser cinquante intérimaires. "Trente-six d’entre eux l’auraient de toute façon été, pour remplacer les départs à la retraite", rétorque Philippe Simard, délégué central CGT, hostile à l’accord comme 90% de ses adhérents. CFDT et CFTC se sont également prononcées contre. La CFE-CGC se montre plus ouverte, mais attend la consultation des salariés pour se prononcer. La pression sur les syndicats est d'autant plus forte que le site accueille 800 autres salariés, d'autres entreprises, qui devront forcément s'adapter à d'éventuels nouveaux  horaires.

Concurrence d'un site slovène

Selon la direction, il s’agit de s’aligner sur les efforts de compétitivité réclamés par Daimler à tous ses sites pour 2020. La direction s’en défend, mais Hambach est en concurrence avec l’usine slovène de Renault à Novo Mesto, où la Twingo et la Smart Forfour partagent une même ligne de production. La Smart Fortwo, fabriquée à Hambach, pourrait également être produite, à moindre coût, en Slovénie. Pourtant, Smart a investi 200 millions à Hambach entre 2013 et 2015 pour moderniser son outil de production et reprendre un atelier de peinture.

L’avis des salariés sur ce "Pacte 2020" sera consultatif. La direction devra ensuite négocier un accord avec les organisations syndicales. La signature de la seule CFE-CGC ne suffira pas. Mais si cet accord est rejeté, un autre reste possible. Ce sera l’enjeu de la négociation qui suivra.

Cécile Maillard

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