Economie

Six mois de sursis pour Tecsom à Glaire

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En proie à de sérieuses difficultés structurelles et financières, Tecsom à Glaire (Ardennes), grâce à une nouvelle équipe dirigeante, a redressé la tête et convaincu le tribunal de commerce de Sedan (Ardennes) de proroger de six mois sa période d'observation.

Six mois de sursis pour Tecsom à Glaire
Moquette
© Tecsom

Lors de son audience du 4 juillet, le tribunal de commerce de Sedan (Ardennes) a accordé un nouveau répit à la société Tecsom qui, malgré les difficultés traversées depuis trois ans, a obtenu une nouvelle prolongation d'activité jusqu'au 17 janvier 2014.

En procédure de sauvegarde depuis le 17 janvier 2013, mesure qui, lui a permis de geler 4 millions d'euros de dettes sociales, fiscales et bancaires, cette PME de 122 salariés implantée à Glaire (Ardennes) et spécialisée dans la fabrication de dalles de moquettes pour bureaux, hôtels et centres commerciaux avait succédé le 1er juin 2010 à Enia, mis en redressement judiciaire six mois plus tôt.

Le plan de reprise ficelé alors par Michel Grosselin pour empêcher la disparition de l'entreprise permit de préserver 151 des 202 emplois. A l'époque, celui qui fut PDG de Pittsburg Corning France évoquait sa volonté de redynamiser trois produits : les dalles Tuft Tecsom, les aiguilletés en lés et en dalles Tapisom et le tuft en lés Tutfline.

21 suppressions d'emplois

Mais en dépit de nombreuses aides publiques et de la vente à hauteur de 4,7 millions d'euros de ses actifs immobiliers au syndicat mixte "Energie Ardennes" pour en faire un hôtel d'entreprises sur place, l'héritier de Sommer n'est jamais parvenu à redevenir un des acteurs majeurs du revêtement de sols textiles pour les professionnels. Pire, la PME du Sedanais a accru son déficit.

Michel Grosselin avait, il est vrai, hérité d'une entreprise vidée de son encadrement et à la trésorerie exsangue. Du coup, le chiffre d'affaires espéré (25 millions d'euros) n'a jamais été atteint, plafonnant à 17 millions d'euros en 2012. Ce constat d'échec a abouti, en juin 2012, à un changement de gouvernance. Avec l'arrivée à la tête de Tecsom de Benoît Linglet.

Le nouveau dirigeant mit en place d'un... énième plan de restructuration pour rétablir une situation financière plombée par 4 millions d'euros de dettes sociales, fiscales et bancaires.

Faute d'avoir obtenu l'aval du personnel pour une baisse générale des salaires, Benoît Linglet dut enclencher un plan de sauvegarde de l'emploi débouchant sur la suppression de 21 emplois sur la base du volontariat. L'économie de 1,6 million d'euros ainsi réalisée sur la masse salariale ainsi que les avancées positives enregistrées par la nouvelle équipe dirigeante lors des cinq derniers mois de 2013 et traduites par une montée en puissance du carnet de commandes et d'une amélioration notoire de la trésorerie ont été bien perçues par la juridiction consulaire.

D'ici janvier 2014, Tecsom va toutefois devoir confirmer ce regain d'activité en trouvant de nouveaux marchés à l'export et en adoptant une organisation du travail plus rentable.

Pascal Remy

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