Six marchés pour asseoir une politique industrielle en Europe

Antonio Tajani, commissaire européen à l’industrie présente ce jour une communication sur la politique industrielle en Europe. La précédente datait de 2010 et se concentrait sur une analyse des atouts, des déficits et des moyens à mettre en œuvre pour renforcer l’industrie en Europe. Cette nouvelle note est fondée sur des marchés à conquérir pour l’industrie ce qui constitue une orientation assez nouvelle.

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Six marchés pour asseoir une politique industrielle en Europe

La communication d'Antonio Tajani part de l’objectif, de ce que l’industrie européenne peut vendre pour décliner une stratégie. Le constat de départ reste sans appel : la production reste de 10 % inférieur au niveau d’avant la crise, 3 millions d’emplois industriels ont été perdus, les investissements se rétractent et les usines sont sous pression de fermeture. Pour renverser le déclin, la commission propose de se concentrer sur 6 marchés porteurs.

1 - Le marché des technologies avancées de production propre
C’est selon la commission les technologies qui vont permettre la prochaine révolution industrielle : imprimante 3 D permettant des petites séries, équipement à efficacité énergétique renforcée, emploi de produits recyclés, robotique, etc …L’Europe aurait déjà une part de marché de 35 % sur ce secteur et 50 % des brevets déposés.

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Potentiel estimé : doublement de la taille du marché à 750 Milliard d’euro à horizon 2020.

2 - le marché des technologies clés génériques
Définie comme les KETs (Key enabling technologies), cela regroupe la micro et nano électroniques, les biotechnologies, la photonique, les nanotechnologies. Là encore l’Europe serait leader sur le sujet en matière de R&D mais peine à transformer cet avantage en produits et services commercialisables. La commission propose d’encourager l’entreprenariat relié à ces technologies, en poussant les démonstrateurs et en promouvant la coopération tout au long de la chaîne entre la recherche et la commercialisation.

Potentiel estimé : le marché devrait augmenter de 50 %, de 646 milliard à plus de 1000 milliards à horizon 2015.

3 - Les produits bio-sourcés
Il s’agit principalement de la chimie verte : les bio-plastiques, les bio-lubrifiants, les bio-solvants, les bio-surfaçants... Leur production consomme moins d’énergie, émet moins de carbone, de composants volatils et de déchets toxiques. Elle s’appuie sur l’utilisation de résidus des récoltes et de la biomasse marine. La création d’un marché intérieur passe pour la Commission par le développement de normes et la révision des règlementations.

Potentiel : la croissance de ces produits est estimés à 5,3 % par an jusqu’en 2020 pour un marché de 40 Milliards avec un potentiel de 90 000 emplois dans la chimie verte.

4 - Le marché de la construction et des matériaux durables
Cela concerne tous les produits et services d’efficacité énergétique dans la construction. Ainsi que les biens d’équipements des foyers associés (moteurs, pompes, ventilateurs, climatiseurs…). Les bâtiments résidentiels, commerciaux et publics engloutissent 40 % de la consommation finale d’énergie de l’Union européenne. La commission propose aussi de développer toutes les technologies permettant l’usage de produits recyclés pour cultiver ce que l’on appelle la « mine urbaine ».

Potentiel : des investissements de 25 à 35 Milliards par an en 2020.

5 - Les véhicules et navires propres
La commission inclue les véhicules électriques et hybrides et ne cache pas d’importants efforts à faire tant sur le plan des infrastructures de recharges que de l’adaptation des modèles de business et de l’attitude des consommateurs. Elle considère que les Etats et les collectivités territoriales ont un rôle à jouer en développant des incitations non-financières comme des accès prioritaires dans les centres villes aux véhicules propres.

Potentiel : 7 % de part de marché pour les véhicules électriques et hybrides en 2020.

6 - Le marché des smarts grids
Une nouvelle infrastructure incluant les smarts grids, le stockage, les solutions d’ajustement production-consommation est clé pour intégrer les énergies renouvelables. L’objectif de la commission est d’assurer une interopérabilité de ces réseaux en Europe. Elle promet de développer de premières normes sur les smarts grids à fin 2012 en concertation avec les autorités de standardisations américaines.

Potentiel : à horizon 2020, l’Union européenne, aura besoin d’investir 60 milliards dans les réseaux performants et autour de 480 milliards pour 2035.

Dans son document, la commission développe ensuite des préconisations pour favoriser l’émergence de ces marchés sur le plan du financement, des standards et normes, de l’évolution du marché intérieur, de la gouvernance. Les recettes ne sont pas nouvelles mais se doter d’objectifs commun est sans doute déjà un premier pas.

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