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L'Usine Auto

Six astuces pour optimiser sa flotte

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Enquête Crise économique et fiscalité environnementale obligent, les clients cherchent à réduire le coût de leur flotte automobile et son empreinte carbone.

Six astuces pour optimiser sa flotte

En période de crise, les gestionnaires de flottes automobiles n’ont plus qu’une obsession en tête : réduire leur coût d’usage. Le premier levier à actionner est d’auditer le plus finement possible le parc dont l’entreprise dispose, pour évaluer si ses véhicules sont bien adaptés aux besoins des salariés. "Rien ne sert d’avoir un hybride pour faire des allers-retours entre Paris et Marseille", illustre ainsi Olivier Laguitton, ancien responsable de la stratégie CO2 chez Renault, gérant et fondateur de R-CO2. Certaines entreprises le font en interne. D’autres passent par l’intermédiaire des loueurs de longue durée spécialisés dans la gestion de flottes (Arval, ALD Automotive, Leaseplan). D’autres encore ont recours à des sociétés financières qui développent une activité de conseil en fleet management. Toutes ces structures aident à optimiser au maximum les flottes, en décortiquant les processus et utilisations en interne.

La deuxième solution consiste à s’équiper des voitures les moins gourmandes possible, et donc à renouveler périodiquement son parc afin de baisser régulièrement ses consommations de carburant et ses émissions de CO2 grâce aux plus récentes motorisations mises sur le marché. Les coûts d’entretien et de réparations sont ainsi limités. "Chez ERDF, nous menons une politique de renouvellement et de rajeunissement du parc depuis 2011, témoigne Stéphane Kodjabachian, référent véhicule. Notre objectif est d’atteindre un âge moyen des véhicules de trois ans en 2018 contre cinq ans actuellement. Nous comptons ainsi abaisser nos dépenses de carburant de 5% par an."

Tous les moyens sont bons pour faire des économies et les entreprises n’hésitent plus à utiliser d’autres astuces…
Instaurer l’autopartage
L’autopartage permet de mettre des véhicules à la disposition de collaborateurs de services différents au sein d’une entreprise. Cette mise en commun réduit le temps d’immobilisation des voitures et permet aussi à la société d’abaisser ses frais de mobilité hors flotte. "Un voyage en taxi à Paris coûte 2 euros du km contre 40 centimes pour un véhicule en autopartage, soit 75% d’économie", précise Benoît Chatelier, de l’entreprise Carbox, spécialiste de l’autopartage.

En début d’année, le groupe Michelin a testé son offre Bettercar avec une flotte de 17 véhicules électriques accessibles à quelque 4 000 salariés. Objectif : permettre de relier les principaux sites autour du siège de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et réduire les émissions de CO2 de près de 20 tonnes par an. Tout récemment, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) a, lui aussi, mis à disposition de ses salariés de Grenoble (Isère) 20 Renault Twizy en autopartage pour les déplacements à l’intérieur du site. En trois mois, 150 salariés ont adhéré au système. L’autopartage interentreprises sur une même localisation, encore très peu répandu, a également de l’avenir.
Former à l’éco-conduite
Avoir un véhicule adapté aux usages du métier et de l’entreprise est une chose, bien le conduire en est une autre… La flotte peut être optimisée en sensibilisant les salariés à l’éco-conduite : ils apprennent à conduire de manière économique et écologique, notamment en maîtrisant le freinage et la conduite en ville. "Une entreprise peut consommer jusqu’à 10% de carburant en moins par véhicule, assure Olivier Laguitton. Encore faut-il que les entreprises sensibilisent leurs salariés avant, mais aussi après la formation."

C’est ce qu’a fait Jungheinrich, un fabricant de chariots élévateurs, dont le plan de réduction de son empreinte carbone a été défini jusqu’en 2020. Pendant un an, une vingtaine de salariés ont testé l’éco-conduite après une formation, avec un suivi régulier de la part de la direction. Après avoir noté une réduction de 10% d’émissions de CO2, les 550 salariés de l’entreprise, tant techniciens que commerciaux, ont été formés.
Limiter le nombre de fournisseurs
Ne pas se disperser dans ses choix. "Dans la discussion avant achat, les entreprises désireuses d’économiser doivent limiter le nombre de guichets et de marques pour avoir un plus grand pouvoir de négociation", explique Éric Champarnaud, associé du cabinet de conseil Bipe. Plus l’entreprise commande de voitures à un fournisseur privilégié, constructeurs ou gestionnaire de flottes, plus les remises sont intéressantes. La gestion de la flotte (entretien, réparation) en sera aussi allégée.

Chez DHL, pour chaque véhicule, l’entreprise met en compétition des constructeurs puis des loueurs. Mais il limite son choix. "Il faut travailler au mieux sur le véhicule au niveau de l’achat et chercher à optimiser les loyers grâce à la valeur résiduelle de la voiture, ainsi que sur le nombre de voitures", précise Mathieu Ferrat, le directeur des achats France. Le parc est renouvelé de manière chronique, mais à hauteur d’un tiers, contre un quart auparavant.
Oser l’électrique
De nombreux groupes publics (EDF, La Poste) ont opté pour l’électrique. Si le marché n’est pas encore mature, les professionnels l’assurent : les demandes affluent, notamment celles des grands groupes. Bouygues Telecom fait office de précurseur. "Depuis deux ans, nous avons un pool de 22 véhicules électriques C Zéro en autopartage, qui nous a permis de supprimer deux navettes intersites entre Issy-les-Moulineaux et Meudon ou Vélizy. Soit une économie de 100 000 euros, affirme Jeanine Le Sourne, responsable du parc automobile. Nous avons choisi PSA pour les véhicules électriques, car le souci avec la Zoe de Renault réside dans l’obligation d’installer une borne de recharge."
Le cabinet Bipe estime néanmoins que la vraie année zéro de l’électrique devrait être 2014, avec une année pleine d’existence pour la Zoe et l’arrivée sur le marché des offres des constructeurs étrangers. Reste que ce véhicule est loin de correspondre à tous les métiers. Certains, comme l’ascensoriste Koné, sont revenus sur leur choix.
Le deux-roues en complément
Certains loueurs offrent déjà cette solution, notamment dans les grandes villes. "Des directions proposent même d’abaisser la cylindrée du véhicule de fonction d’un collaborateur mais de compléter son offre avec un deux-roues", explique Pascal Courtois, le fondateur et président de 2R Fleet services. Depuis une dizaine d’années, Koné a par exemple complété sa flotte de 3 500 véhicules avec une centaine de deux-roues pour les interventions d’urgence chez les clients franciliens. "Cela permet un gain de temps considérable, en évitant les embouteillages et de réduire notre empreinte carbone. Depuis 2012, nous testons même des trois-roues MP3, qui allient rapidité et sécurité", explique une porte-parole de l’ascensoriste.
L’occasion n’est plus taboue
"Pour des parcs qui roulent assez peu, certains prestataires ou constructeurs proposent de remplacer un ancien modèle par un véhicule plus récent mais d’occasion", explique Philippe Peyrard, le directeur des ventes aux entreprises et véhicules utilitaires chez Opel. Entre une voiture vieille de cinq ans et une d’occasion plus récente, le bénéfice en termes de consommation et de fiscalité peut être considérable. Laurent Cohen, le PDG de Via Automobile, spécialiste de la vente de véhicules d’occasion, met à disposition ce service depuis le mois de janvier. "Cela peut procurer jusqu’à 40% d’économies par rapport à un véhicule neuf, dit-il. Avec cette offre, les professionnels peuvent changer leur véhicule français pour une marque allemande d’occasion, qui a un maximum de 40 000 km au compteur."

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