[SITL] Scallog, le français qui surfe sur la robotisation des entrepôts

La PME française Scallog, en croissance constante, répond à une demande d’automatisation des sites logistique.

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[SITL] Scallog, le français qui surfe sur la robotisation des entrepôts
Un entrepôt automatisé de Scallog.

Créée en 2013, Scallog a saisi à point la vague d’automatisation des entrepôts logistiques, un mode d’exploitation où la France accuse du retard sur ses voisins. Pour répondre "à une très forte demande", la PME française a installé à son siège de Nanterre une chaîne "capable de construire 1500 à 2000 robots AGV par an", a indiqué son président Olivier Rochet lors d’une intervention à la SITL (Semaine de l'innovation transport et logistique) le 27 mars. Ces petits véhicules destinés à mouvoir les armoires sont la partie émergée de l’activité qui consiste à concevoir et réaliser des automatisations d’entrepôts avec ses clients.

En croissance continue, le chiffre d’affaires de ce petit poucet français va franchir cette année la barre des 10 millions d’euros. Parmi les derniers contrats décrochés, la robotisation d’un site d’un géant français du luxe, qui souhaite ainsi protéger sa marchandise à forte valeur marchande. Scallog accumule les références (Décathlon, Airbus, Boiron, Sanofi etc) dans six secteurs d'activité différents. Elle a aussi dans son escarcelle des PME comme Wesco, un spécialiste en équipements pour crèche.

Gain de surface te de main d’œuvre

En tandem avec Dispéo – un groupe spécialiste du e-commerce construit à toute vitesse par acquisitions successives à partir de Colis privé – l’entreprise a présenté au salon SITL les bénéfices de la robotisation d’un entrepôt racheté par ce client à Evreux. Depuis l’été dernier, 40 robots sillonnent les 42 000 m2 du bâtiment qui traite six types de biens à raison de 50 à 80 000 commandes par jour.

"Nous avons gagné 30 % de surface par rapport à un stockage avec palettes", témoigne Erick Barre, directeur général adjoint de Dispeo. Autres avantages de l’investissement : une solution face à la pénurie de main d’œuvre recentrée sur des taches moins ingrates, une baisse des erreurs de préparation, bref un gain global de productivité. Souple, le système permettra "d’absorber l’arrivée de nouveaux clients", anticipe Dispéo, fier de tenir la dragée haute à la concurrence. "Quand nous avons repris cet entrepôt, l’objectif était d’arriver à faire 20 commandes à l’heure comme Amazon. Nous en faisons maintenant 22 par heure", résume Erick Barre.


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