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Quotidien des Usines

Amazon peaufine son arme de guerre logistique pour le marché parisien... et change de convention collective

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Le géant du e-commerce Amazon ouvrira cet été son entrepôt de Brétigny-sur-Orge avec un an de retard et justifie son abandon de la convention collective de la distribution.

Amazon peaufine son arme de guerre logistique pour le marché parisien... et change de convention collective
Amazon ouvrira cet été un entrepôt géant et robotisé en banlieue parisienne.
© Laetitia Duarte Filet

"Ce sera le dernier état de l’art dans le groupe en matière d’entrepôt robotisé". Ronan Bolé le président d’Amazon France Logistics fait ainsi l’article du bâtiment géant de 142 000 m² qui doit ouvrir cet été à Brétigny-sur-Orge ( Essonne) pour desservir Paris "la deuxième agglomération d’Europe après Londres", souligne-t-il. Une vraie arme de guerre pour écraser ses concurrents qui emploiera un millier de CDI.

Alors que l’Américain exploite déjà des sites robotisés dans cinq pays d’Europe, Brétigny sera le premier de la sorte en France. "On aurait dû l’ouvrir lors de l’été 2018 mais le froid lors de l’hiver précédent a retardé le chantier, explique Ronan Bolé. Comme nous n’ouvrons jamais de site en début mais en milieu d’année, nous avons profité de ce report pour corriger quelque chose que nous avions déjà et l’améliorer".

Et de préciser : "L’innovation, ce ne sera pas d’utiliser des armoires robotisées, mais d’en mettre 6000 sur le même site et de faire en sorte que ces 6000 AGV [chariots filoguidés] discutent entre eux et soient capables en temps réel de pouvoir répondre à une commande client", détaille cet ancien de l’industrie automobile qui a vu apparaître ces robots il y a quinze ans.

Diviser par deux le temps de préparation

Avec une telle échelle de robotisation, Amazon espère "diviser à peu près par deux le temps de préparation par rapport à ses sites actuels". L’enjeu : desservir les clients Prime en deux heures et proposer au plus vite les 250 millions de produits référencés dans le réseau Amazon en Europe pour les autres.

Cette montée en puissance coïncide avec un changement social au sein d’Amazon France qui suscite beaucoup d’interrogations dans le secteur. Le groupe abandonne la convention collective du commerce et de la distribution au profit de celle du transport et de la logistique, qui apparaît plus souple sur le travail de nuit par exemple.

"C’est pour répondre à la législation française qui oblige à adopter la convention du métier le plus important", justifie Ronan Bolé. Sur les 7500 CDI du groupe, 6000 travaillent pour la logistique, les autres pour la distribution. A l’entendre, les discussions avec les partenaires sociaux qui viennent de débuter ne sont qu’une formalité qui sera vite bouclée. "Amazon est déjà complètement au dessus des minimas de la convention du commerce. J’ai dit aux partenaires sociaux que nous gardons les mêmes accords pour les transposer dans la nouvelle convention".

Aucun coup fourré à craindre, le changement répondrait même à une certaine attente. "Les salariés travaillent déjà la nuit en période de pointe. Ils nous ont demandé de pouvoir travailler la nuit toute l’année."



 

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