L'Usine Energie

Sites fait entrer le Fonds des entreprises nucléaires dans son capital

Arnaud Dumas , , , ,

Publié le

La PME spécialisée dans le monitoring de la structure des bâtiments veut accélérer sa croissance. Le Fonds de développement des entreprises nucléaires (FDEN) prend une part minoritaire de son capital pour l’aider à doubler de taille dans les cinq ans.

Sites fait entrer le Fonds des entreprises nucléaires dans son capital © Wikimedia commons - Jean-Louis Zimmermann

Sites veut passer à la vitesse supérieure. "Nous arrivons à un stade où l'on doit passer de PME à ETI, explique Hervé Lançon, l’un des dirigeants de l’entreprise. Cette opération vise à nous accompagner pour franchir ce cap." Spécialisée dans la surveillance technique de la durabilité des grands bâtiments et infrastructures, Sites a fait entrer à son capital le Fonds de développement des entreprises nucléaires (FDEN).

Il s’agit du premier investissement de ce fonds, lancé par Bpifrance début 2014 et abondé à hauteur de 133 millions d’euros par de grands groupes du secteur, comme EDF, Areva, Alstom, Vinci et Eiffage. Il propose des tickets d’investissement compris entre 1 et 13 millions d’euros aux PME de la filière du nucléaire pour les aider à se développer. Il a pris une participation de 20 % du capital de Sites, pour un montant resté confidentiel.

La moitié de son activité dans le nucléaire

Sites en chiffres

Chiffre d’affaires : 22 millions d’euros
Effectif : près de 250 personnes
Montant de la levée : non communiqué
Investisseur : Fonds de développement des entreprises nucléaires (FDEN)
Secteur : ingénierie

La société, créée en 1984, réalise en effet plus de la moitié de son chiffre d’affaires dans l’industrie nucléaire. Elle a développé des outils et des méthodes pour réaliser le monitoring structurel des grands ouvrages. "Le nucléaire est un secteur très exigeant en matière de sécurité des bâtiments, reprend Hervé Lançon. Cette exigence technique sur les ouvrages et les pratiques que nous y développons permettent de nourrir d’autres secteurs."

La PME travaille désormais dans de nombreux autres secteurs, comme le génie civil, le secteur pétrolier, etc. Les près de 250 ingénieurs et techniciens de Sites interviennent aussi bien au moment de la conception d’un bâtiment pour définir les dispositifs à mettre en œuvre pour suivre son vieillissement, mais aussi pendant l’exploitation de l’ouvrage et son démantèlement.

Doubler de taille

La levée de fonds doit lui permettre de diffuser plus largement ses méthodes de travail. "Nous devons faire exister ce métier, car il est encore nouveau, explique Hervé Lançon. Nous devons poursuivre notre croissance organique et conquérir de nouveaux marchés." Aussi bien en France qu’à l’international. La PME dispose déjà de deux agences, en Chine et en Afrique du Sud, mais compte capitaliser sur son expérience pour profiter de l’essor des pays émergents. Sites, qui a réalisé 22 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, compte doubler de taille dans les cinq ans.

Arnaud Dumas

L’argument convaincant

L'exigence de sûreté des installations nucléaires rend l’activité de Sites de plus en plus indispensable.

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte