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Quotidien des Usines

Siniat s'apprête à supprimer 220 postes en France

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Siniat, le fabricant de produits à base de plâtres, va fermer des unités et réduire ses effectifs en France. Racheté par le groupe belge Etex à Lafarge Plâtres, il paie les effets de la baisse des mises en chantier de logements mais aussi ses difficultés à imposer une nouvelle marque sur le marché.

Siniat s'apprête à supprimer 220 postes en France © Siniat

Les salariés de Siniat restent abasourdis par la nouvelle : la direction a décidé de supprimer 220 postes en France sur un effectif total d'environ 1 650 personnes, avec des coupes franches selon les sites. Le siège français, à Avignon, va perdre 74 postes sur 440 auxquels s'ajouteront sur le Vaucluse une vingtaine de postes répartis entre les unités de Cavaillon (profilés métalliques), Carpentras (plaques de plâtres) et la carrière de Mazan. L'usine de Château-Gontier (Mayenne), spécialisée dans le polystyrène expansé, employant une trentaine de salariés devrait fermer au printemps 2015, comme les sites de La Chapelle-Saint-Luc (Aube) et Nicole (Lot-et-Garonne).

"Chaque site de Siniat en France sera touché à hauteur de 8 à 10 % de son effectif", indique Patrice Prone, délégué syndical de Force Ouvrière. Selon la direction, ces décisions se seraient imposées en raison d'une crise durable dans le secteur du bâtiment, sans perspective de reprise immédiate. Mais du côté des salariés, si l'argument peut s'entendre, il ne justifie pas à lui seul les difficultés d'une entreprise qui a peiné à préserver ses positions sur ses marchés, suite à son rachat pour 900 millions d'euros par le groupe belge Etex, en 2011, à Lafarge Plâtres. La marque Siniat n'a jamais pu acquérir la notoriété de Lafarge Plâtres, malgré une gamme de qualité et une volonté affirmée d'innover qui n'a pas su convaincre une clientèle désorientée par le changement de nom.

Promesses non tenues

Annoncé en juillet 2013, le plan d'investissement de 25 millions d'euros qui devait bénéficier à quatre usines (Rantigny, Loriol, Villeneuve-sur-Lot et Château-Gontier) pour accroître la capacité de production n'a pu être complètement mené à bien, les 7 millions d'euros prévus pour l'usine de Mayenne n'ayant pas été engagés. Le plan Ambition 2014 n'a pu être décliné durablement sur tous ses axes. Quant aux changements dans le management, ils n'ont pas non plus démontré au personnel que l'entreprise s'inscrivait dans une vision de long terme.

Un plan de départs volontaires avait été proposé l'an dernier, puis, en mai 2014, un "plan de performance" avait débouché sur de nouvelles mesures restrictives: gel de RTT, suppression de primes... "Je crains que d'autres fermetures interviennent en 2016 et 2017", alarme Patrice Prone, inquiet également des rares perspectives de reclassement qui pourraient être soumises aux salariés au vu de la situation économique.

Ces 26 et 27 novembre se tiendront des réunions avec la direction sur les conditions et mesures de départ, puis du 1er au 3 décembre, le comité central d'entreprise négociera sur le nombre définitif de postes concernés. La date de clôture du plan de sauvegarde de l'emploi est fixée au 22 janvier. Spécialisé dans les matériaux de construction, Etex emploie près de 17 500 personnes sur 119 sites de production dans 45 pays pour un chiffre d'affaires de plus de 3 milliards d'euros.

Jean-Christophe Barla

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