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Singapore Airlines réceptionne son premier A350 à Toulouse

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Singapore Airlines vient de réceptionner, à Toulouse (Haute-Garonne), son premier A350 XWB. Une occasion pour l'avionneur de confirmer son objectif de livrer un peu plus de 50 A350 en 2016, en dépit des difficultés de la supply chain à suivre les montées en cadences.


A350 XWB

Airbus a livré, mercredi 2 mars, un nouvel exemplaire (le seizième) de son nouveau long courrier, l'A350 XWB (pour eXtra Wide Body - fuselage extra-large), à la compagnie Singapore Airlines, à l'occasion d'une cérémonie organisée dans son Delivrery Center, le site Henri Ziegler, à Colomiers, dans l'agglomération toulousaine. La compagnie asiatique devient le cinquième opérateur de ces nouveaux longs courriers d'Airbus, après Qatar Airways (compagnie de lancement), Vietnam Airlines, Finnair et TAM Airlines.

L'appareil effectuera dans un premier temps des vols commerciaux régionaux sur l'Asie (à partir de Kuala Lumpur et Jakarta), le temps de roder les équipages, avant d'être mis en service sur une liaison Singapour-Amsterdam, à partir du 9 mai 2016. Singapore Airlines a commandé 67 A350, dont sept dans une version "ultra-long-range" (une variante ultra-longue-portée pour permettre de très longs vols directs).

Les prochains clients d’Airbus à mettre en service l’A350 en 2016, devraient être Cathay Pacific, Thai Airways et China Airlines, trois compagnies asiatiques.

Un objectif confirmé de plus de 50 A350 livrés en 2016

Cette livraison a été l’occasion pour Didier Evrard, vice-président d’Airbus en charge des programmes, de confirmer les perspectives de croissance commerciale et industrielle de ce nouveau programme. "Nous comptons bien livrer une cinquantaine d'A350 en 2016, et même un peu plus" a souligné Didier Evrad. Un défi industriel, alors que 14 appareils ont été livrés en 2015, contre 15 attendus initialement. Le responsable des programmes se dit pourtant "confiant", mais reste néanmoins "vigilant".

"Nous avons en effet rencontré des difficultés avec certains de nos fournisseurs et notamment Zodiac, concernant les sièges avions. Je ne dis pas que les tous problèmes sont derrière nous, mais nous avons déjà enregistré certaines améliorations, en travaillant main dans la main avec nos fournisseurs et je ne doute pas que nous soyons en capacité de tenir notre objectif" a insisté Didier Evrard. L'avionneur avait communiqué au début de l'année 2016 sur les difficultés de Zodiac à accompagner la montée en cadences du programme.

Avec l'A350, Airbus a fait de gros efforts en matière de design de l'avion pour réduire les cycles de production, avec un souci maximum de standardisation. "Ce n'est finalement pas un hasard si, dans le contexte de ramp-up [la montée en cadences, ndlr], la tension est particulièrement forte chez les équipementiers liés à des éléments de cabine qui échappent en partie à cette recherche maximale de standardisation, puisqu'ils contribuent à personnaliser les appareils", a par ailleurs confié Didier Evrard.

Au 2 mars 2016, l’A350 XWB totalise 783 commandes, en provenance de 42 clients. Fort de ce succès commercial, le programme doit maintenant faire face à son défi industriel.

Marina Angel

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