Siemens se désengage de la JV russe Interautomatika

FRANCFORT (Reuters) - Siemens se retirera de la coentreprise russe Interautomatika à la suite d'une affaire dans laquelle quatre turbines à gaz vendues pour être utilisées en Russie se sont retrouvées en Crimée, une région faisant l'objet de sanctions de l'Union européenne (UE) sur les technologies de l'énergie.
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Siemens se désengage de la JV russe Interautomatika
Siemens se retirera de la coentreprise russe Interautomatika à la suite d'une affaire dans laquelle quatre turbines à gaz vendues pour être utilisées en Russie se sont retrouvées en Crimée, une région faisant l'objet de sanctions de l'Union européenne (UE) sur les technologies de l'énergie. /Photo prise le 16 mai 2017/REUTERS/Edgard Garrido

"Siemens supprimera intégralement son investissement minoritaire dans la société russe Interautomatika qui propose des biens et des services dans les instruments et systèmes de contrôle de centrales électriques", explique le conglomérat industriel allemand vendredi dans un communiqué.

"Cette situation est un infraction grossière aux contrats de livraison de Siemens et au droit européen, ainsi qu'un abus de confiance", ajoute Siemens, qui précise qu'il n'a pour l'heure décelé aucun élément attestant d'une infraction à la réglementation contrôlant les exportations.

Mais il affirme qu'il dispose d'informations sérieuses suivant lesquelles les quatre turbines à gaz livrées durant l'été 2016 pour un projet à Taman, dans le sud de la Russie, ont été modifiées localement et illicitement déplacées vers la Crimée.

Des sources avaient dit à Reuters qu'Interautomatika avait participé à l'implantation des turbines en Crimée et à leur installation.

Siemens dit encore qu'il réexamine ses accords de licence avec les sociétés russes associées à l'affaire, ainsi que la collaboration éventuelle entre ses filiales et d'autres structures de par le monde concernant les livraisons en Russie.

Le groupe allemand confirme sa proposition de racheter les turbines et de rompre le contrat d'origine avec Technopromexport (TPE), organisme qu'il poursuit en justice afin de suspendre toute nouvelle livraison vers la Crimée et de ramener les turbines vers leur destination d'origine.

(Georgina Prodhan, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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