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L'Usine Energie

Siemens refuse de céder Areva NP

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Le groupe allemand, qui détient 34 % d'Areva NP, leader mondial dans le nucléaire, refuse de céder sa participation au groupe français Areva, comme le souhaite Nicolas Sarkozy.

Siemens refuse de céder Areva NP

Après les difficiles négociations autour de la gouvernance d'EADS, c'est l'autre dossier qui risque de mettre à l'épreuve les relations franco-allemandes.

Nicolas Sarkozy souhaiterait racheter les 34 % détenus par Siemens dans le capital d'Areva NP, ex-Framatome et filiale du groupe Areva dans le domaine du nucléaire. Le scénario, dévoilé par l'hebdomadaire économique allemand Wirtschaftswoche dans son édition parue lundi, a été démenti par le groupe Areva, actionnaire majoritaire de Areva NP, qui nie toute modification en cours de l'actionnariat de sa filiale.

« Aucune évolution du capital d'Areva NP n'est à l'ordre du jour », a affirmé un porte-parole du groupe nucléaire français.

Détenu majoritairement par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui possède 79 % du capital, le groupe Areva possède trois filiales : Areva T&D, spécialisée dans la distribution d'énergie ; Areva NC, présente dans le secteur du combustible radioactif ; et Areva NP, leader mondial de la construction de centrale nucléaire. Les deux premières sont détenues à 100 % par Areva, la seconde à 66 %, le reste revenant à Siemens.

Selon Wirtschaftswoche, Nicolas Sarkozy souhaiterait encourager un rapprochement entre le spécialiste du nucléaire et les groupes d'énergie Alstom et de BTP Bouygues. L'objectif serait de voir émerger un géant national.

Pour mettre à exécution sa stratégie, la France dispose en tout cas d'un atout. Celé en 2001 lors de la naissance d'Areva, le pacte d'actionnaires accorde à la partie française une option d'achat sur la part de capital détenu par le géant industriel allemand. Cette option court de 2009 à 2011.
La participation de Siemens serait évaluée à environ 1 milliard d'euros.

Pour le moment, les Allemands affirment ne pas vouloir sortir du capital d'Areva NP. Sur ce dossier, Peter Löscher, le P-DG de Siemens « espère le soutien de la chancelière Angela Merkel », toujours selon le Wirtschaftswoche.

Solène Davesne

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