Siemens lâche l’électroménager pour les turbines à gaz de Dresser-Rand

Siemens a annoncé, ce lundi 22 septembre, le rachat du fabricant américain de compresseurs et turbines Dresser-Rand pour 5,9 milliards d’euros. Et la vente de ses 50% de sa coentreprise avec Bosch dans l’électroménager. Le recentrage sur l’industrie se poursuit.

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Siemens lâche l’électroménager pour les turbines à gaz de Dresser-Rand

Les gaz de schiste plutôt que les lave-vaisselle. Siemens a officialisé, ce lundi 22 septembre, les rumeurs sur l’acquisition de l’américain Dresser-Rand. L’allemand mettra pas moins de 5,9 milliards d’euros sur la table pour s’emparer du très convoité fabricant de turbines et compresseurs, qui équipe une large part de l’industrie pétrolière et gazière. Siemens entend ainsi enfin prendre sa part du boom américain des gaz de schiste.

Parallèlement, le conglomérat a annoncé qu’il allait se retirer de la coentreprise qu’il détient avec Bosch dans l’électroménager. Bosch a confirmé, le même jour, l’accord conclu par les deux sociétés : Siemens vendra à Bosch ses 50% de Bosch und Siemens Hausgeräte pour 3 milliards d’euros. Une somme bienvenue en vue de l’acquisition de Dresser-Rand.

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"Vision 2020"

Surtout, le PDG de Siemens, Joe Kaeser, poursuit le recentrage du conglomérat dont il a pris les rênes à l’été 2013, après l’éviction de Peter Löscher. Priorité aux secteurs de croissance dans l’électrification, l’automatisation et au numérique, avait résumé le PDG au printemps dernier lors de la présentation de son plan Vision 2020.

Alors en compétition avec General Electric pour le rachat d’Alstom, Siemens avait aussi acheté les activités de turbines à gaz et de compresseurs de Rolls-Royce pour près de 1 milliard d’euros et annoncé le désengagement partiel de ses activités pour la métallurgie à travers une coentreprise avec Mitsubishi Heavy Industries, qui en détiendra 51%. Une double opération tournée vers les hydrocarbures, qui se répète à plus grande échelle aujourd’hui.

Manuel Moragues

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