Transports

Siemens fait l’objet d’une enquête pour de possibles pressions à Lille

Manuel Moragues ,

Publié le

Rebondissement dans l’affaire Siemens-Lille. Le parquet de la capitale nordiste a ouvert une enquête préliminaire après avoir été saisi par Martine Aubry.

Siemens fait l’objet d’une enquête pour de possibles pressions à Lille © D.R. - Siemens Mobility

La maire de Lille, qui est aussi présidente de la communauté urbaine Lille Métropole, estime avoir été l’objet de pressions de la part du groupe allemand lors de l’attribution du contrat pour le métro automatique lillois, rapporte l’AFP. Ce marché d’environ 266 millions d’euros avait été remporté par Alstom le 11 mai dernier, au détriment de Bombardier et Siemens. Un camouflet pour l’industriel allemand, qui équipait la ville depuis le premier métro automatique VAL, il y a près de 30 ans.

Considérant que son offre était meilleure financièrement et techniquement, Siemens avait déposé le 29 mai un recours en référé contre la décision de Lille Métropole. Un recours rejeté le 21 juin.

Le groupe n’a pas été le seul à faire appel à la justice : Martine Aubry a en effet saisi le parquet de Lille "juste avant la désignation de l’attributaire du marché", révèle à l’AFP le procureur de la République de Lille.

Les faits, dont se plaint Martine Aubry, remontent à la veille de la réunion de la commission d’appel d’offres pour attribuer le marché, raconte à l’AFP Eric Quiquet, premier vice-président de Lille Métropole en charge des transports. Selon ce responsable, la vice-présidente de Siemens a envoyé ce jour-là un e-mail à Lille Métropole se plaignant de leur classement.

Le soir même, lors d’une manifestation culturelle à Lille, c’est le président de Siemens-France qui aurait demandé à voir Martine Aubry sur le dossier, poursuit Eric Quiquet, dénonçant des "pratiques ahurissantes".

"Si les faits [signalés par la maire de Lille] sont avérés, on les qualifiera juridiquement", a déclaré le procureur de la République de Lille, qui a confié à la police judiciaire l’enquête préliminaire.

La direction de Siemens reste très discrète sur cette nouvelle affaire.  Mais elle "réfute catégoriquement les accusations de pression".

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