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L'Usine de l'Energie

Siemens étudie le rachat de Gamesa, avec trois champs éoliens offshore français dans la corbeille

Manuel Moragues , , ,

Publié le

Le fabricant d’éoliennes Gamesa a confirmé vendredi 29 janvier au soir qu’il discutait avec Siemens en vue d’un rapprochement avec les activités dans l’éolien de l’allemand. A la clé, la formation du numéro un mondial de l’éolien, présent sur les champs offshore français.

La consolidation dans l’éolien pourrait franchir une nouvelle étape. Avec rien de moins que la naissance d’un nouveau numéro un mondial. Le fabricant espagnol Gamesa a confirmé vendredi 29 janvier au soir être en discussions avec Siemens pour fusionner avec les activités dans l’éolien de Siemens.

Avec aujourd’hui respectivement 9,5% et 4,5% de parts de marché mondial, l’allemand et l’espagnol unis dépasserait de loin l’actuel leader de l’éolien, avec 12% de parts de marché, le danois Vestas. Les modalités de cet éventuel rapprochement ne sont cependant pas encore connues.

Ce mouvement répondrait à une consolidation du secteur qui s’est accélérée en 2015, face aux géants chinois du secteur et à l’internationalisation croissante du marché. L’allemand Nordex a acquis en octobre dernier Acciona Windpower pour 785 millions d’euros, payés pour plus de moitié en actions au conglomérat espagnol Acciona, qui devient ainsi l’actionnaire principal de Nordex.

General Electric, autre grand de l’éolien, s’est emparé avec le rachat de la branche énergie d’Alstom en novembre, d’un fabricant de turbines, certes petit mais dynamique au Brésil et présent dans l’offshore. En début d’année, c’était Areva et Gamesa qui fusionnaient leurs activités dans l’éolien offshore dans une co-entreprise 50/50, Adwen.

Revanche de Siemens en France

Avec l’intégration de Gamesa, Siemens deviendrait coactionnaire d’Adwen et prendrait enfin pied dans le prometteur marché français de l’éolien offshore. Grand leader dans ce segment, l’allemand enrage d’être écarté de l’offshore français. Candidat malheureux au premier appel d’offres, il avait même jeté l’éponge lors du deuxième, s’effaçant devant la volonté gouvernementale de créer une filière industrielle française avec déjà deux candidats, Alstom et Areva.

Les deux groupes hexagonaux s’étaient partagé les six champs éoliens mis en jeu, avec la promesse de nouvelles usines pour chacun. Siemens pourrait ainsi tenir sa revanche en devenant, au moins à 50%, le fournisseur de turbines des champs de Saint-Brieuc , du Tréport et de Noirmoutier. Avec en prime l’usine qu’Adwen doit construire au Havre. Une implantation industrielle locale qui sera un atout pour le prochain appel d’offres français dans l’éolien offshore.

Manuel  Moragues

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