Siemens Energy veut supprimer le cinquième de ses effectifs à Grenoble

Le groupe Siemens veut supprimer 106 postes au sein de sa division Energy à Grenoble (Isère). 405 personnes travaillent sur ce site. Cette annonce a été faite lors d’un comité d’entreprise extraordinaire le 29 septembre 2016. Ce plan prévoit également la création de 27 postes, en particulier dans les smart grids. 

 

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Siemens Energy veut supprimer le cinquième de ses effectifs à Grenoble

Le plan de restructuration de la division Energy du groupe Siemens se traduirait par l’arrêt de l’activité actuelle de recherche et développement de Grenoble, dans l’Isère (51 salariés concernés), et de la production de cabines mobiles (10 personnes). Une quarantaine de postes seraient également supprimés dans les projets relatifs aux postes haute et moyenne tension, ainsi que dans des fonctions supports.

27 postes seront créés par ailleurs. Notamment dans les smart grids. "Ce projet prévoit la réorientation des activités de R&D sur les technologies avancées de l’électrification et de la digitalisation des réseaux électriques avec la création d’un centre de technologie et d’innovation et de onze postes d’ingénieurs hautement qualifiés", précise Ludovic Vallon, responsable du site grenoblois.

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Ce plan est le quatrième qui touche le site grenoblois depuis son rachat par le groupe Siemens en 2005. L’ancienne activité haute tension de Schneider Electric avait été rachetée par l’autrichien VA Tech avant son absorption par Siemens. 820 personnes travaillaient dans l’entreprise grenobloise en 2008.

Un carnet de commande pourtant rempli

Les salariés craignent un désengagement total de Siemens à terme. La direction du groupe a en effet indiqué lors du comité d’entreprise la mise en vente du site grenoblois. Il devrait être racheté par un investisseur immobilier qui en relouera une partie à Siemens, selon les besoins de l’entreprise, sur la base d’un bail de neuf ans. "Cette opération permettra de réaliser 1,5 million d’euros d’économies supplémentaires, qui seront aussitôt réinvesties dans la rénovation de bâtiments occupés par Siemens", indique Ludovic Vallon.

Les salariés sont surpris par ce nouveau plan de restructuration. "On n’est pas dans la situation d’Alstom à Belfort, souligne Stéphane Collomb. Nous, notre carnet de commandes n’est pas vide. Il va frôler les 300 millions d’euros cette année, 40% au-dessus du budget prévisionnel. Depuis cinq ans, il est de 200 millions d'euros et le résultat net est positif. Cette année, il sera supérieur à 5 millions d'euros. Il n’y a aucune raison pour déclencher un plan social".

Ce diagnostic n’est pas partagé par la direction qui met en avant la "sous-charge chronique" de certaines activités, avec des pertes récurrentes depuis 2013 pour certaines d’entre elles. 59 salariés observent depuis juin entre zéro et quatre jours de chômage partiel par semaine. La signature d’importantes commandes cet été en Tunisie et surtout au Kazakhstan "n’efface pas les difficultés structurelles", observe Ludovic Vallon, inquiet par le manque de visibilité dans certaines zones comme l’Afrique du Nord. Depuis trois ans, le marché algérien s’est effondré et la zone subsaharienne vit sous la menace de Daech. Le responsable du site grenoblois mise davantage sur le rapprochement avec son homologue belge et la création d’une zone francophone consolidée qui devraient "permettre de renforcer le plan de charge du site de Grenoble".

Le comité d’entreprise a sollicité le cabinet Syndex pour l’épauler, et les élus isérois, notamment Michel Destot et Geneviève Fioraso, ainsi que le président de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, pour éviter ce nouveau plan social.

Vincent Charbonnier

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