Siemens demande à Alstom plus d'informations pour faire son offre

Le groupe allemand Siemens a écrit à Alstom pour lui demander davantage d'informations avant de faire éventuellement une offre de rachat de la branche énergie du groupe français, a déclaré le 20 mai le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg.

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Siemens demande à Alstom plus d'informations pour faire son offre

Alstom a dévoilé fin avril un projet de cession à General Electric de ses activités dans l'énergie mais, sous la pression du gouvernement, s'est donné un mois pour examiner en profondeur l'offre de 12,35 milliards d'euros du groupe américain et n'a pas exclu d'examiner d'autres propositions.

Après s'être invité dans les discussions entre Alstom et GE avec le soutien de Paris et de Berlin, Siemens travaille à une offre qui inclurait, selon des sources proches du dossier, des apports d'actifs ferroviaires et une éventuelle prise de participation de l'Etat français dans Alstom Transport.

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préserver l'emploi chez Alstom

"Siemens continue son travail, a écrit ce matin à Alstom pour leur demander des précisions, approfondir la connaissance de l'entreprise Alstom dans le but, évidemment, de développer certainement une proposition", a déclaré Arnaud Montebourg lors d'une audition par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.

"Nous avons compris cette détermination comme étant constante, sérieuse, appliquée", a-t-il ajouté. Le gouvernement français s'est dit soucieux de préserver l'emploi chez Alstom - le groupe compte près de 18.000 salariés en France dont la moitié dans l'énergie -, mais aussi de garantir la pérennité d'un groupe qui serait à l'avenir réduit à sa branche ferroviaire (TGV, tramways, métros et trains régionaux).

Il prône également des alliances, plutôt qu'un "dépeçage" dénoncé par Arnaud Montebourg et s'est doté le 15 mai dernier d'une nouvelle arme pour négocier avec un décret forçant tout acquéreur de la branche énergie d'Alstom à obtenir son autorisation. "Je ne peux pas préjuger de ce que sera la meilleure alliance", a déclaré le 20 mai le ministre, qui dit attendre de connaître le détail des propositions améliorées des deux prétendants. "Rien n'est plié, tout est à décider."

une contre-offre de Siemens

GE s'est engagé à faire croître l'emploi dans les activités rachetées auprès d'Alstom, à implanter en France les sièges mondiaux des certaines activités, à étudier d'éventuelles propositions de rachat des éoliennes d'Alstom de la part d'investisseur français ou encore à envisager une coentreprise avec Alstom dans le secteur très prometteur de la signalisation ferroviaire.

Siemens avait de son côté présenté fin avril les grandes lignes d'une contre-offre valorisant la branche d'énergie d'Alstom à 14,5 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros) et incluant du cash et des transferts de certains actifs ferroviaires au groupe français. Selon deux sources proches du dossier, le groupe munichois envisage désormais le transfert de l'ensemble de ses actifs ferroviaires à Alstom et, comme GE, la création d'une coentreprise dans la signalisation.

Siemens pourrait également proposer, comme GE, de vendre les actifs d'Alstom dans l'énergie éolienne à Areva et même envisager de céder à ce dernier les turbines destinées aux centrales nucléaires. Ces dernières constituent un sujet stratégique pour l'Etat car Alstom a équipé le parc français et il est le fournisseur des turbines de cinq EPR sur six réacteurs de ce type actuellement en construction ou en projet dans le monde.

Avec Reuters

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