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SidérurgieBALLI VEUT SE FAIRE UN NOM EN EUROPEJusqu'ici confiné à des opérations de négoce, le groupe britannique à capitaux familiaux iraniens Balli veut passer à la vitesse supérieure. La reprise du distributeur allemand Kloeckner l'installerait sur le devant de la scène européenne.

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Sidérurgie

BALLI VEUT SE FAIRE UN NOM EN EUROPE

Jusqu'ici confiné à des opérations de négoce, le groupe britannique à capitaux familiaux iraniens Balli veut passer à la vitesse supérieure. La reprise du distributeur allemand Kloeckner l'installerait sur le devant de la scène européenne.



En plein recentrage sur l'énergie et les services aux collectivités, E.ON poursuit son ménage. Cette fois, le conglomérat allemand est en discussions avec le groupe de trading britannique Balli pour lui vendre, à plus de 1 milliard d'euros, Kloeckner & Co, sa filiale spécialisée dans la distribution d'acier et de métaux. Une pépite : premier distributeur européen indépendant, Kloeckner tient la dragée haute en Europe aux réseaux intégrés des sidérurgistes. En France, sa filiale KDI, qui estime avoir 30 % du marché, est le principal concurrent de PUM, la société de distribution d'Usinor.

Un virage stratégique pour le groupe britannique

Depuis sa mise en vente en juin dernier, ce joyau de la distribution européenne a attiré les convoitises de gros clients comme Thyssen ou Arbed. D'autant que Kloeckner a profité de la reprise du marché de l'acier et terminé l'année 2000 avec un chiffre d'affaires en hausse de près de 20 %, à 5,349 milliards d'euros, et, surtout, des bénéfices records. Le voir tomber dans l'escarcelle de Balli, un groupe de trading aux capitaux familiaux iraniens encore peu connu en Europe et de plus absent jusqu'ici de la distribution, constituerait une énorme surprise dans le monde de l'acier. Installé à Londres, Balli (1,4 milliard de dollars de chiffre d'affaires en 1999) intervient sur des activités de trading très diversifiées (pétrochimie, commerce portuaire, bauxite...). Mais le négoce de l'acier constitue son principal métier, celui sur lequel il met, depuis un an et demi, les bouchées doubles pour se faire une place en Europe. L'achat, en décembre 2000, des activités de négoce de Kloeckner, déjà, pour la coquette somme de 380 mil-lions d'euros - ce qui lui a permis de porter ses ventes d'acier en Europe à plus de 2 milliards d'euros -, constitue son principal fait d'armes. Et de pointer au sommet mondial du trading de l'acier, derrière le groupe italo-suisse Duferco. " Nous vendrons cette année 4,5 - 5 millions de tonnes d'acier ", estime David Kryworuka, responsable pour l'Europe des ventes de produits plats de Balli. La reprise de Kloeckner lui donnerait, d'un seul coup, du poids auprès des usines sidérurgiques européennes. Mais, pour le groupe britannique, il s'agit surtout d'un virage stratégique. " Kloeckner nous ferait changer de statut en nous apportant des activités complémentaires, et la valeur ajoutée liée à la distribution est intéressante ", explique David Kryworuka. Il s'agit aussi, pour Balli, de réagir alors que le monde du trading traditionnel est de plus en plus bousculé par le commerce élec-tronique. Faire en quelque sorte, mais vers l'aval, commeDuferco, qui a réussi à sortir de son rôle de distributeur en reprenant des usines sidérurgiques.

Concentration dans la distribution

La reprise de Kloeckner par Balli interviendrait dans un contexte très tendu. " L'opération n'aurait aucun impact sur le marché, mais les acheteurs sont affolés par la concentration dans la sidérurgie, qui se traduit par une concentration de la distribution, car les in-tégrés tiennent le haut du pavé ", constate un petit distributeur. NewCo, la mégafusion entre Usinor, Arbed et Aceralia, va encore faire monter la pression. " Tout le monde attend de connaître les décisions de la Commission européenne, car les cessions qui seront imposées modifieront les contours de la distribution européenne ", explique le responsable d'un important distributeur indépendant. Avec ou sans Kloeckner, il reste à Balli des occasions pour nourrir ses nouvelles ambitions dans la distribution.



Kloeckner & Co en chiffres

5,349 milliards d'euros en 2000.

65 millions d'euros de bénéfice net.

11 000 personnes.

Une présence en Europe, en Amérique du Nord, ou du Sud et en Asie.

En France, KDI a un chiffre d'affaires d'environ 5 milliards de francs, 100 points de vente, 2 700 personnes.

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