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Grandes fusions en vue dans la sidérurgie ?

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Publié le , mis à jour le 18/05/2020 À 08H10

La division sidérurgique du conglomérat industriel allemand Thyssenkrupp discuterait d'un rapprochement avec plusieurs homologues du secteur, comme l'indien Tata Steel, le suédois SSAB ou encore le chinois Baoshan Iron & Steel, selon Reuters.

Grandes fusions en vue dans la sidérurgie ?
Un plan de réorganisation de Thyssenkrupp Steel Europe, premier sidérurgiste allemand, serait à l'oeuvre selon Reuters.
© Tata Steel Europe

Lundi 18 mai, la division sidérurgique du conglomérat industriel allemand Thyssenkrupp devrait approfondir des discussions avec plusieurs homologues du secteur en vue d'un rapprochement, selon une source de Reuters. Elles se dérouleraient dans le cadre d'un plan de réorganisation de Thyssenkrupp Steel Europe, premier sidérurgiste allemand, qui a fait état d'une perte de 372 millions d'euros au titre du premier semestre de son exercice fiscal et serait susceptible d'inclure des fermetures ou des ventes de sites.

Des industriels indien, suédois et chinois sur les rangs ?

Thyssenkrupp, sous la pression de fonds activistes, a fait plusieurs revirements stratégiques ces derniers temps, renonçant notamment il y a un an à une coentreprise dans la sidérurgie avec l'indien Tata Steel. Mais le groupe continue de vanter les mérites d'une consolidation dans le secteur de l'acier. Selon plusieurs sources interrogées par Reuters, le groupe allemand n'a jamais rompu le contact avec Tata Steel et poursuit ses discussions.

Le quotidien financier Handelsblatt rapporte pour sa part que Thyssenkrupp discute avec le suédois SSAB et le chinois Baoshan Iron & Steel, tous deux intéressés par une part majoritaire dans la division sidérurgique du conglomérat.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de ces quatre sociétés.

Mercredi 13 mai, Reuters rapportait d'une source proche du dossier que Thyssenkrupp étudiait plusieurs scénarios de stratégie pour ses activités de construction navale militaire, parmi lesquels celui d'un rapprochement avec l'italien Fincantieri et celui de la constitution d'un "champion" national avec des concurrents allemands.

 

 

avec Reuters (Christoph Steitz et Tom Kaeckenhoff, version française Jean-Stéphane Brosse)

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