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SIAL : QUATRE DEFIS POUR L'AGROALIMENTAIRE DU XXIE SIECLELa sécurité alimentaire, les OGM, Internet, les nouvelles habitudes des consommateurs..., l'industrie de l'agroalimentaire, qui se réunit au Sial, le Salon international de l'alimentation, du 22 au 26 octobre, doit négocier plusieurs virage...

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SIAL : QUATRE DEFIS POUR L'AGROALIMENTAIRE DU XXIE SIECLE

La sécurité alimentaire, les OGM, Internet, les nouvelles habitudes des consommateurs..., l'industrie de l'agroalimentaire, qui se réunit au Sial, le Salon international de l'alimentation, du 22 au 26 octobre, doit négocier plusieurs virages difficiles si elle veut continuer de prospérer.



La phrase est de Victor Scherrer, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), lors de sa récente visite au Mondial de l'automobile : " Savez- vous que le chiffre d'affaires de l'agroalimentaire représente deux fois celui de l'automobile ? " Mais s'il est fier aussi de présider la " première industrie agroalimentaire du monde ", avec 10 % de parts du marché mondial, le président Scherrer n'en oublie pas pour autant ce qu'il appelle " les immenses défis " qui attendent le secteur dans les années à venir. L'ouverture du Salon international de l'alimentation, le 22 octobre, sera l'occasion de s'arrêter sur quatre de ces défis qui s'imposent à tous les industriels du secteur. Premier défi, le plus difficile à relever : regagner la confiance. Les omnivores ont peur. Après plusieurs années de crises sanitaires, de listeria, de dioxines, de " vaches folles ", l'actualité ne manque pas d'imagination. Dernier épisode en date : les boyaux de bovins viennent d'être interdits par le gouvernement à la suite d'un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). La décision ne concerne que 2 % de la production de charcuterie. 70 producteurs d'andouilles, andouillettes et cervelas vont devoir s'adapter en catastrophe. Le prochain sujet brûlant sera sans doute celui des allergies alimentaires. Le thème reste encore peu médiatisé. Mais le péril est bien réel, et son ampleur croissante ne cesse d'inquiéter. 10 % des enfants sont touchés. La médecine n'étant pas encore capable de guérir les personnes allergiques à l'arachide ou au lait, on se tourne vers les fabricants d'aliments. L'industrie s'organise et s'efforce d'affiner la traçabilité des ingrédients alimentaires.

La chasse aux OGM est une cause entendue

Deuxième défi, toujours au chapitre du risque alimentaire : la chasse aux OGM. La cause est entendue : sept Français sur dix sont réticents à consommer des aliments transgéniques. Et là non plus, la science n'est pas en mesure d'apporter de réponse cartésienne pour calmer les craintes. " Dans le doute, abstiens-toi ", demandent alors les distributeurs à leurs fournisseurs. L'industrie supprime peu à peu les ingrédients incriminés et s'attaque maintenant à l'alimentation animale. Mais, comme le note Yves Montécot, le président du Syndicat national des industriels de la nutrition animale, " ce n'est pas parce qu'un poulet mange du maïs génétiquement modifié qu'il de- vient à son tour un poulet génétiquement modifié ". Peu importe, la traque aux OGM, partout où ils se trouvent, est devenue une question de principe.

De nouveaux comportements de consommation

Le salon fournira aussi l'occasion de s'arrêter sur les nouveaux comportements de consommation. Un constat : les mangeurs consacrent de moins en moins de temps à préparer et à déguster leurs repas. Ils sont de plus en plus nombreux à manger au restaurant. Il n'est donc pas étonnant de voir les industriels explorer ce débouché prometteur de la restauration hors domicile. Le chiffre d'affaires du secteur est estimé à 450 milliards de francs et place la France dans le " G7 des pays où l'on va le plus manger à l'extérieur ", derrière le Japon, l'Espagne, les Etats-Unis, l'Italie, le Royaume-Uni et l'Allemagne. La distribu- tion automatique, la livraison à domicile, la télévente pointent le bout de leur nez. Et les industriels trouvent là une opportunité de sortir du face à face quasi exclusif avec la grande distribution. Dernier défi, qui ne concerne pas seulement les entreprises de l'agro- alimentaire, mais toutes celles de l'économie réelle : le virage Internet. Les places de marché électroni- que se mettent en place, promettant des économies substantielles et donc une compétitivité accrue à leurs utilisateurs. Danone s'ap- prête ainsi à procéder à ses premiers achats en ligne sur CPG Market, la place de marché créée avec Nestlé et Henkel. Pas question, pour le français, d'être un second couteau de l'" e-marketing " ! Le champion tricolore du secteur mise aussi sur le B to C (business to consumer). C'est en s'adressant directement au client final qu'il réserve ses prochaines surprises. Franck Riboud entend bien transformer " ses clients en abonnés " et gagner une longueur d'avance dans la bataille mondiale de l'alimentation.



Les challenges de la filière

Rassurer les consommateurs

Résoudre le problème des allergies alimentaires.

Fabriquer des aliments sans OGM.

Trouver de nouveaux relais de croissance

Explorer les possibilités de la restauration hors domicile.

S'appuyer sur les " e-solutions ", B to B ou B to C, pour gagner en compétitivité.

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