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L'Usine Agro

[SIAL 2018] La foodtech française à la traîne sur ses voisines européennes

Adeline Haverland , , ,

Publié le

Avec plus de 4,2 milliards d'euros levés en moins de 4 ans, la food tech européenne est en pleine essor. Un climat favorable qui bénéficie pourtant peu aux start-up françaises. Loin derrière, l'Allemagne et le Royaume Uni, et à jeu égal avec les Pays Bas, la France n'est que le quatrième pays en terme d'investissements dans la foodtech.

[SIAL 2018] La foodtech française à la traîne sur ses voisines européennes
4,2 milliards d'euros levés en 4 ans pour la foodtech européennes.

Au pays de la gastronomie, la foodtech n'est pas encore reine. C'est du moins ce qui ressort de la dernière étude, menée par Sopexa et le Digital Food Lab et publiée à l'occasion du Salon International de l'Agroalimentaire. Alors que chaque jour, une nouvelle start up de la foodtech voit le jour en Europe et que plus de 4,2 milliards d'euros ont été investis dans le secteur au cours des 4 dernières années, la France n'apparaît pas dans le top 3. En cause: une multitude de petites levées de fonds et un climat français marqué par la méfiance des industriels.

1655 start-up actives en Europe

Que l'on parle de productions, de fabrication, de livraison ou même de recyclage, la foodtech s'est, en moins de 5 ans, imposée dans toute la chaîne de production. "C'est un domaine qui intègre toutes les étapes de la fourche aux poubelles", sourit Matthieu Vincent, vice président du Digital Food lab.

Derrière ce jargon, on retrouve en effet des entreprises aussi diverses que des start-up qui proposent des solutions pour améliorer le rendement des producteurs, que des entreprises comme Deliveroo qui se chargent de la livraison jusqu'au dernier kilomètre ou des start-up de foodsciences qui se penchent sur l'élaboration de nouveaux produits. "Aujourd'hui, nous comptons 1655 startups de la foodtech actives en Europe et il s'en créé une nouvelle par jour", précise Matthieu Vincent, soit un chiffre en progression constante de 20% par an depuis 2014.

Ce secteur dynamique attire les investisseurs : au cours des 4 dernières années, Sopexa a recensé 999 levées de fonds pour un montant total de 4,2 milliards d'euros, soit 16% des investissements de la foodtech mondiale réalisés en Europe. 

3 acteurs lèvent 2,5 millions d'euros

Des chiffres impressionnants qui cachent pourtant une grande disparité dans le marché. "60% des montants levés l'ont été par à peine 3 acteurs" rappelle Thomas Fournier de Sopexa. Ce sont licornes de la livraisons : les Allemands Delivery Hero et Hello Fresh ainsi que l'anglais Deliveroo, ont en effet réussi à lever 2,5 milliards d'euros sur des fonds privés.

Ces investissements placent l'Allemagne et le Royaume-Uni en tête des pays leaders de la foodtech en Europe. Au total, ces deux pays ont attiré près de 63% des investissements au cours des 4 dernières années. Derrière les Pays-Bas, la France est au pied du podium. L'hexagone a beau être le pays où le plus de levées de fonds ont été effectuées (176 levées de plus de 500 000 euros y ont été repertoriées), elles peinent à atteindre les montants investis chez nos voisins anglais et allemands.

Collaboration difficile avec les industriels français

Un retard français que Matthieu Vincent explique par le manque d'ambition de certains entrepreneurs français. "Les entreprises françaises ont du mal à passer du stade du projet à celui de l'industrialisation" explique le professionnel. Du côté des industriels, Matthieu Vincent n'hésite pas à pointer leur frilosité. "Il y a un vrai manque de collaboration entre les start-up de la foodtech et les industriels, une sorte de méfiance des deux côtés qui ralentit le développement du secteur", rajoute t il.

Une situation qui est pourtant en train d'évoluer. "De plus en plus d'industriels, à l'image de Sodexo avec FoodCheri, s'intéressent au secteur et voient la foodtech comme une source d'innovation, voire même la possibilité d'externaliser leur département R&D" conclu le spécialiste. Reste à savoir si cela sera suffisant pour que la food tech française rattrape son retard.
 

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