Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Agro

[SIAL 2018] Business France et l'Ania font front commun pour l'export

, , ,

Publié le

Alors que le Salon International de l'Agroalimentaire vient d'ouvrir ses portes à Villepinte, les entreprises françaises peinent toujours à s'imposer sur les marchés étrangers. A peine 2 sur 10 sont présentes à l'export. Pour tenter de changer la donne, l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA) et Business France ont décidé de faire front commun.

[SIAL 2018] Business France et l'Ania font front commun pour l'export
Le stand commun de l'Ania et de Business France au Sial 2018.
© ANIA

Un logo bleu, blanc, rouge que l'on aperçoit dès l'entrée du hall 5 du Salon International de l'Agroalimentaire, des slogans "Made in France, made with Love" en anglais... Impossible de passer à côté du stand France tenu par l'Ania et Business France sur le Salon international de l'agroalimentaire (SIAL). Pour la première fois cette année, les deux institutions ont décidé de s'associer pour vendre la marque France et booster les exportations des entreprises hexagonales. 

à peine 2 entreprises sur 10 à l'export

"Pour se développer, les entreprises françaises doivent impérativement être présentes à l'export". Christophe Monnier, directeur du département agroalimentaire de Business France, a beau le répéter, les entreprises françaises restent peu présentes à l'export. Selon les chiffres de l'ANIA, à peine 2 entreprises du secteur sur 10 exportent.

Pour tenter de changer la donne, Business France et l'ANIA font désormais front commun. L'objectif : mieux préparer les entreprises à s'adapter aux demandes des acheteurs étrangers et mobiliser les ressources pour favoriser la chasse en meute. Car avec un tissu industriel composé à plus de 98% par des TPE et des PME, les industries agro-alimentaires manquent souvent de ressources pour partir à la conquête des marchés étrangers.

Une enquête interne, menée par l'ANIA, montre par exemple que le manque de capital humain est l'un des principaux freins à l'exportation. "Pourtant de nombreux dispositifs, que ce soit au niveau des régions avec l'aide au recrutement des directeurs des exportations comme au niveau national avec l'accompagnement du recrutement des volontaire internationaux (VIE) existent" déplore Christophe Monnier.

Faire connaitre les dispositifs d'aide à l'export

C'est d'ailleurs pour faire connaitre l'ensemble de ces dispositifs, que Business France et l'Ania optent désormais pour une politique pro-active. "Aujourd'hui, il n'est plus question d'attendre que les entreprises viennent nous chercher pour bénéficier d'un accompagnement. Nos conseillers se déplacent désormais dans toutes les structures qui réalisent au moins 100 000 euros de chiffre d'affaires à l'export pour leur présenter les dispositifs d'aides qui existent et qui pourraient booster leur croissance à l'étranger", explique Christophe Monnier. 

Les entreprises pourront également compter sur la montée en puissance du "Club Export" animé par les deux associations. Ce cercle de discussions où se retrouvent les chefs d'entreprises pour partager leur expérience est pour, Manou Heitzmann-Massenez, directrice commerciale et de l’export de la Distillerie Massenez, l'une des clefs pour réussir à l'international. "Pour s'imposer à l'étranger, le réseau est un facteur essentiel" explique la professionnelle. "Grâce au club export, nous avons pu apprendre l'existence d'une demande au Liban par exemple, pays où nous réalisons désormais une bonne partie de notre chiffre d'affaire à l'étranger" rajoute Manou Heitzmann-Massenez. 

Rencontres avec les acheteurs internationaux

Et pour démontrer l'efficacité de cette politique de support aux exportations, Business France organise, à l'occasion du SIAL, des rencontres avec des acheteurs commerciaux internationaux. Si plus de 1000 entreprises françaises ont envoyé leur candidature, à peine 300 ont été sélectionnées. Packaging, recette, respect des normes internationales, tout a été passé en revue par les équipes de Business France pour mettre en avant les entreprises qui répondent le mieux à la demande internationale. Les Comtes de Provence, qui produit des confitures, est l'une des heureuses élues. Au total, la PME a décroché plus de 14 rendez vous: "Ces rencontres sont un tremplin car elles nous permettent, en quelques jours, de rencontrer des acheteurs chinois, sud-américains, américains..." explique Yves Faure, son président, "Nous espérons conclure une rencontre sur deux par un accord", rajoute le dirigeant. L'entreprise a jusqu'au 25 octobre pour remplir son objectif. 

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle