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L'Usine Agro

#SIA L’innovation du jour : InVivo recrute 1000 fermes numériques

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Premier groupe coopératif agricole français, InVivo ambitionne d’enrôler d’ici trois ans 1000 fermes pour démontrer que les innovations numériques peuvent permettre de produire plus… et mieux. Avec l’ambition de devenir in fine un champion de l’agriculture de précision.

#SIA L’innovation du jour : InVivo recrute 1000 fermes numériques
L'agridrone d'Airinove
© Airinov drones calculate the nitrogen requirements of wheat and rapeseed.

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En partenariat avec Industrie Explorer

Recherche agriculteur innovant, pas rebuté par les nouvelles technologies, prêt à expérimenter station météo connectée, capteurs, drones, robots, logiciels d’aide à la décision et autres outils d’agriculture de précision sur sa parcelle… C’est, en substance, le message que lance InVivo. Au Salon de l’Agriculture, le premier groupe coopératif agricole français, qui a entrepris un grand virage digital à l’horizon 2020, a lancé un programme : recruter d’ici trois ans 1000 fermes prêtes à tester un ensemble d’outils numériques. Dans l’espoir de répondre aux défis de l’agriculture de demain : "optimiser la rentabilité de leur exploitation, diminuer leur empreinte environnementale, et améliorer la qualité de leur production pour répondre à la demande sociétale", observe Carole Rocca, la manager de ce projet.

Mesurer l’intérêt des différents services numériques

Issues de la production végétale ou animale, ces fermes seront connectées afin d’échanger avec tout le réseau, et devront s’auto-évaluer régulièrement pour mesurer l’intérêt d’intégrer ces services numériques. Les objectifs sont doubles, explique Stéphane Marcel, directeur du pôle AgroDigital. "Montrer que l’adoption du digital crée de la valeur économique, environnementale, et sociétale. Et apporter un retour sur expérience des innovations" développées par les multiples start-up qui ont émergé dans le domaine. Mais, pour être capable de faciliter la vie de l’agriculteur, améliorer la prédiction de ses rendements ou la qualité de ses cultures, il faut disposer de quantités de données. C’est le cas de Smag, fondée il y a quinze ans et devenue une filiale d’InVivo et le leader français des solutions numériques pour agriculteurs.

Diminuer le recours aux pesticides grâce à l’innovation

Des fermes motivées, InVivo en compte déjà 250, issues de son réseau de 220 coopératives. Elles seront équipées avec le soutien financier du groupe, des coopératives et des collectivités, qui ont tout intérêt à jouer le jeu, assure à L’Usine Nouvelle le directeur général d’InVivo Thierry Blandinières. Pour lui qui participe déjà, aux côtés du ministère de l’Agriculture Stéphane Le Foll, au réseau des fermes Dephy, pionnières dans un recours plus raisonné aux pesticides, c’est l’occasion de monter d'un cran, par l’innovation et non plus la contrainte. "En investissant 50 à 100 euros par hectare dans ces outils, nous croyons à un amortissement sur moins de dix-huit mois", nous assure-t-il.

Plutôt drone ou satellite ?

Alors, plutôt drone ou satellite ? "En grandes cultures, les satellites semblent bien adaptés aux enjeux de surface… Tandis que chez un viticulteur, il faudra plus des outils de proximité, raconte Carole Rocca. En fonction du système de production, ce ne sont donc pas les mêmes outils qui vont être validés. Les technologies devront être choisies par l’agriculteur, et imbricables les unes dans les autres." Pas question, en effet, que le bureau de l’agriculteur ressemble à une salle de marché aux innombrables ordinateurs !

Un « cloud souverain agricole français »

Mais derrière ce programme de recherche, InVivo ne cache pas ses ambitions : intégrer les meilleures solutions au sein d’un ERP agronomique, et devenir d’ici à 2025, un acteur majeur de l’agriculture de précision. Ce groupe aux 6,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015-2016 a déjà investi plus de dix millions d’euros dans Slag. Sa filiale réalise désormais 12 millions d’euros de ventes, en équipant 30 000 agriculteurs, mais vise une ferme française sur trois d’ici cinq ans.

Quid de la concurrence de géants américains des services aux agriculteurs, comme l’agrochimiste Monsanto ou l’équipementier John Deere ? Bicontrôle, semences, approvisionnement… "Notre particularité est d’accompagner l’agriculteur dans tous les domaines, insiste Laurent Martel, patron d’inVivo Agriculture. Avec un aspect Made in France important : nous sommes une coopérative qui appartient aux agriculteurs, gage fondamental pour la propriété de leurs données." Données hébergées dans un "cloud souverain agricole français", assure-t-il.

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