Si à quarante ans tu n’as pas trouvé le job de tes rêves, t'as raté ta vie

Coincés entre la génération Y et les seniors, on sait finalement peu de choses des quadragénaires, de leurs attentes au travail. Un sondage Opinion Way pour Tissot éditions apporte un éclairage sur la façon dont la quarantaine est perçue au travail.

 

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Si à quarante ans tu n’as pas trouvé le job de tes rêves, t'as raté ta vie
A quarante le rapport au travail change.

Comment les salariés perçoivent-ils le passage de la quarantaine ? Tel est le sujet d’un sondage que vient de réaliser OpinionWay (*) pour Tissot éditions. Le sondage n’a pas interrogé les seuls quadragénaires, mais un échantillon représentatif de l’ensemble de la population sur sa perception de la quarantaine.

56 % des personnes interrogées estiment que c’est un âge important pour considérer si on a ou non réussi sa vie professionnelle. En outre, 77 % des sondés considèrent que le rapport au travail change quand est franchi le cap de la quarantaine. Il change beaucoup pour 27 % et un peu pour 50 %. Les réponses des 35-49 ans sont, à un pouillème près, identiques (30 et 48 %).

Comment s’opère ce changement ? En accordant plus d’importance à la vie privée qu’à la vie professionnelle (35 %), par une envie de bien être au travail (30 %), ou en évitant certaines erreurs grâce à l’expérience 30 %), répondent les personnes sondées. Là encore, les réponses des 35 49 ans ne sont pas fondamentalement différentes (41 % 32 % 31 %).

Les quadragénaires des Y un peu en retard

Alors que le goût pour la formation serait le propre de la génération Y selon certains experts, le sondage montre que pour 26 % des personnes interrogées "se former pour monter en compétence" est la bonne réponse pour faire face à ses attentes, suivi par "travailler dans une entreprise qui prend en compte ses nouvelles attentes" ex-aequo avec "s’affirmer davantage", quand 22 % pensent que cela passe par une reconversion. (pour les 25-49 ans, les proportions sont respectivement 24 % 25 % 25 % 24 %). Loin des clichés qui opposent la souplesse prétendue de la jeunesse à une certaine rigidité des plus âgés, on découvre que les quadragénaires sont prêts à se remettre en cause et à agir si le monde autour d’eux ne correspond pas à leurs attentes.

Mais quel serait ce poste idéal à 40 ans ? Qu’apporterait-il ? Si pour 17 % des personnes interrogées, il s’agit de vivre enfin ses passions à travers son métier, les préoccupations sont plus terre-à-terre. Avoir réussi à 40 ans, c’est ne plus avoir à surveiller son compte en banque pour 40 % des répondants, ne plus stresser pour son avenir professionnel pour 26 % et se sentir définitivement à l’abri du chômage pour 21 % (pour les 35-49 ans, les pourcentages sont respectivement 43 % 24 % 21 %).

Devenir son patron une voie pour les quadras ?

L’entrepreneuriat est aussi une voie de salut pour les quadragénaires. Ainsi pour 6 % des sondés "racheter sa boite pour devenir le boss de son boss" est un fantasme, quand 4 %, plus sadiques, rêveraient d’avoir 40 ans "pour racheter sa boîte et virer son boss". (9 % et 2 % pour les 35-49 ans). A l’inverse, pour 49 % des sondés, la grosse loose serait de s’ennuyer au travail à 40 ans, être stressé arrive deuxième avec 37 % de réponses, suivi par ne plus avoir de possibilité d’évolution cité par par 28 % des Français (48 % 39 % 29 % pour les 35 49 ans).

Résultat de ce tableau : les figures qui incarnent le mieux la quarantaine au travail sont des personnalités politiques qui ont pris leur destin en main. En démissionnant pour suivre ses objectifs personnels pour se mettre à son compte en quelque sorte comme l’a fait Emmanuel Macron (cité par 23 % des sondés et 21 % des 35 49 ans) ou Arnaud Montebourg reprenant ses études (respectivement 12 % et 13 %) ; Les reconversions comme celles de David Douillet ou Bernard Laporte sont cités comme emblématiques d’une quarantaine réussie pour 22 % des Français, et surtout par 27 % des 35 49 ans).

(*) Etude OpinionWay réalisé auprès d’un échantillon de 1049 salariés représentatif de la population française, constitué selon la méthode des quotas. Marge d’incertitude de 1,5 à 3 points.

Christophe Bys Grand reporter management, ressources humaines
Christophe Bys

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