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L'Usine de l'Energie

Shell vend Butagaz et réduit la voilure

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Une réduction des effectifs du siège de Colombes, de 500 à 400 personnes à l'horizon fin 2010, la vente de la filiale Butagaz, et enfin une réorganisation de l’usine de Nanterre : Shell tranche dans le vif en France.

Shell vend Butagaz et réduit la voilure © REUTERS

Lors d’un comité de groupe, mardi 18 mai, Shell a annoncé une réduction des effectifs du siège de Colombes, de 500 à 400 personnes à l'horizon fin 2010. Cette mesure s'inscrit dans un plan plus général, nommé « Downstream One ». L'usine de Nanterre qui emploie 95 salariés pour le conditionnement des lubrifiants va par ailleurs être réorganisée à partir de septembre, avec quelques suppressions de postes.

Butagaz sera vendu

Quant au marché du gaz en bouteille, Shell espère avoir vendu sa filiale Butagaz (400 salariés) au premier janvier 2011. Le groupe pétrolier, qui avait déjà allégé sa filiale de 73 postes en mai 2009, vise 370 salariés fin 2010 contre 450 à l'heure actuelle. La cession s’annonce laborieuse, alors que le marché du gaz en bouteille est envahi par les marques de distributeurs (Antargaz pour Carrefour, Vitogaz pour Casino, Intermarché ou Cora). « Un marché très captif, où le système de consigne rend très difficile la conquête de nouveaux clients », rappelle La Tribune. Leader du marché français, Butagaz a néanmoins réussi à se tenir à l'écart en ne fournissant aucune enseigne. Le numéro un français des bouteilles de gaz aiguise surtout l'appétit des fonds d'investissements. Axa Private Equity, Carlyle, CVC et le fonds français PAI Partners sont sur les rangs.

Ce qui reste de Shell dans l’Hexagone

Malgré la perte récente du client Air France, Shell Aviation restera dans le giron du groupe ainsi qu'Avitair et les stations-services situées sur les grands axes et le réseau autoroutier français. En mai 2009, le groupe Shell avait déjà fortement réduit la voilure : 400 postes sur 1 200 avaient été supprimés (la suppression devait prendre effet à partir de 2010). Après la vente de ses trois raffineries, au groupe chimique néerlandais Basell (devenu LyondellBasell) et au suisse Petroplus, Shell France a cédé 240 stations-service du réseau routier secondaire, privilégiant les grands axes et autoroutes, où les concessions arrivent à expiration. Le groupe a aussi fermé son centre de recherche de Petit-Couronne (Seine-Maritime), qui n'aurait pas eu la taille critique requise, et tranféré cette activité en Inde et aux Pays-Bas. Enfin,  la vente à distance a été délocalisée en Afrique du Sud et certaines fonctions support (services financiers, juridiques...) en Pologne.

Appel à la grève demain

Une intersyndicale CFE/CGC-CFDT-CGT de Shell France a appelé les 1.200 salariés de la société à la grève mercredi pour dénoncer les réorganisations à répétition et la cession de sa filiale Butagaz. Selon un communiqué de l'intersyndicale, Butagaz "obtient actuellement d'excellents résultats économiques et risque d'être fragilisée par ce projet de cession, avec un risque très important de dégradations des acquis sociaux pour ses salariés". Dans un communiqué, la direction a souligné que "rien n'est décidé" et "une attention toute particulière sera portée aux collaborateurs". Shell France a mis en place "un groupe de travail regroupant l'ensemble des instances représentatives de l'entreprise pour gérer cette situation". Pour l'intersyndicale, c'est "la pérennité même de Shell en France" qui est en jeu.

 

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