Shell prévoit un bénéfice divisé par deux avec la crise du pétrole

Royal Dutch Shell prévoit d'annoncer un bénéfice divisé par près de deux pour les trois derniers mois de 2015 en raison de la chute de 24% des cours du brut sur la période, plongeon qui s'est encore accéléré avec le changement d'année puisque l'or noir est en perte de 25% depuis le début de 2016.

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Shell prévoit un bénéfice divisé par deux avec la crise du pétrole

Après le PDG de Total qui a annoncé hier que les résulats de son groupe seront en baisse de 20% cette année, c'est au tour de Royal Dutch Shell d'anticiper un bénéfice divisé par près de deux pour les trois derniers mois de 2015 en raison de la chute de 24% des cours du brut sur la période. Plongeon qui s'est encore accéléré avec le changement d'année puisque l'or noir est en perte de 25% depuis le début de 2016.

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Le géant pétrolier anglo-néerlandais a ainsi livré ce mercredi 20 janvier des premiers éléments de résultats une semaine avant que ses actionnaires ne se réunissent pour se prononcer sur son projet de rachat de BG Group pour 47 milliards de livres (60,8 milliards d'euros).

Dans un communiqué, Shell précise que son résultat courant ajusté des trois derniers mois devrait ressortir à un niveau compris entre 1,6 et 1,9 milliard de dollars (1,5 à 1,7 milliard d'euros) contre 3,26 milliards il y a un an.

Pour l'ensemble de l'année, le groupe a dit prévoir un bénéfice annuel de 10,4 milliards à 10,7 milliards de dollars, soit un niveau légèrement inférieur au consensus, fourni par la compagnie elle-même, de 10,8 milliards.

BG, qui a également fait un point sur son activité avant sa propre assemblée générale sur le projet Shell programmée la semaine prochaine, a plutôt agréablement surpris les investisseurs en annonçant avoir dépassé son objectif de production 2015.

Vers 12h20 GMT, l'action Shell reculait de 5,93% et celle de BG de 2,85% alors que l'indice européen du secteur de l'énergie perdait pour sa part 4,07%.

Les actionnaires de Shell doivent voter le 27 janvier et ceux de BG le lendemain pour approuver ou non leur fusion qui se traduira par la suppression de 10.000 emplois, y compris contractuels, en 2015-2016.

"Nous pensons que les performances conformes aux attentes des deux entreprises devraient être vues de manière positive avant le vote des actionnaires de Shell", estiment des analystes chez BMO Capital Markets.

LE FONDS SOUVERAIN NORVÉGIEN VOTERA LA FUSION

BG, qui publiera ses résultats annuels le 5 février, pense que sa production en 2015 a atteint 704.000 barils équivalent pétrole par jour (bepj), au-dessus de sa fourchette de prévision de 680.000 à 700.000 bepj, en raison de la mise en service de nouveaux gisements en Australie, au Brésil et en Norvège.

Shell mise sur l'accès à de nouvelles régions riches en ressources naturelles, en particulier au Brésil, pour faire de l'acquisition de BG une opération rentable.

"La conclusion de la transaction avec BG, qui est une question de semaines, marquera le début d'un nouveau chapitre pour Shell, pour revivifier la compagnie et améliorer les retours pour les actionnaires", dit le directeur général du groupe anglo-néerlandais, Ben van Beurden, dans un communiqué.

De nombreux grands actionnaires des deux compagnies ont apporté leur soutien à cette opération mais la poursuite de la chute des cours du pétrole, désormais installés sous les 30 dollars le baril, a soulevé des interrogations sur le prix payé par Shell.

Le fonds souverain norvégien, qui pèse quelque 790 milliards de dollars et qui est le deuxième actionnaire de BG et le cinquième de Shell, a dit qu'il voterait en faveur du rapprochement des deux groupes.

L'effondrement des cours a amené BG à inscrire une dépréciation de 700 millions de dollars (640,5 millions d'euros), relative à des gisements en mer du Nord et en Tunisie, dans ses comptes du quatrième trimestre.

Dans le cadre du financement du rachat de BG, Shell prévoit de vendre pour 30 milliards de dollars d'actifs entre 2016 et 2018.

Le groupe a précisé que le total des dépenses d'investissement des deux entreprises pouvait être ramené sous l'objectif actuel de 33 milliards de dollars.

Avec Reuters (Bertrand Boucey et Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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