Electronique

Sharp compte passer au vert d’ici mars 2017, plus vite que prévu au départ

Ridha Loukil , , ,

Publié le

Dans le rouge depuis trois ans, le groupe japonais d’électronique Sharp s’attend à renouer avec les bénéfices sur le second semestre de son exercice fiscal à clôturer en mars 2017, et non dans trois ans comme prévu au départ. Une amélioration imputée à la gestion à la taïwanaise de son nouveau propriétaire Foxconn.

Sharp compte passer au vert d’ici mars 2017, plus vite que prévu au départ © D.R. - Sharp

L’optimisme est désormais de mise chez Sharp. En situation de quasi faillite depuis 2012, le groupe, qui constitue l’un des trois fleurons de l’électronique au Japon aux cotés de Sony et Panasonic, se prépare à voir la lumière au bout du tunnel. Après deux exercices et demi consécutifs de pertes, il s'attend à passer au vert au courant du second semestre de son exercice fiscal en cours à clôturer en mars 2017.

Besoin de restaurer la confiance

Sur cette période, il prévoit un bénéfice d’exploitation de 25,6 milliards de yens (l’équivalent de 250 millions de dollars) et un bénéfice net de 3,6 milliards de yens (l’équivalent de 35 millions de dollars), contre un résultat d’exploitation nul et une perte nette de 45,4 milliards de yens (l’équivalent de 450 millions de dollars) sur le premier semestre de l’exercice fiscal actuel.

Pour son PDG Tai Jeng-wu, qui a pris les commandes après la prise de contrôle du groupe par le géant taïwanais de la sous-traitance électronique Foxconn en août 2016, ce retour aux bénéfices est une nécessité absolue pour restaurer la confiance des clients, financiers et partenaires. Auparavant, il tablait sur un redressement de Sharp dans trois ans.

Synergies avec Foxconn

Paradoxalement, le nouvel homme fort, qui est également le numéro deux de Foxconn, s’est gardé de tailler dans les effectifs ou de fermer les activités à problèmes chroniques. Au lieu de cela, il a préféré remotiver le personnel en annulant les baisses de salaires décidées par la direction précédente et inverser la posture de l’entreprise en l’engageant dans une démarche agressive de reconquête sur les marchés de la télévision, des écrans LCD ou encore des panneaux solaires. Et pour réduire les coûts, il tente de faire jouer les synergies industrielles et commerciales avec la maison mère Foxconn.

Deux activités emblématique de Sharp continuent à pénaliser les résultats du groupe : les écrans LCD et les panneaux solaires. Sur le premier semestre fiscal clos en septembre 2016, elles représentent ensemble une perte d’exploitation de 19,2 milliards de yens (l’équivalent de 190 millions de dollars). Foxconn, qui assemble les produits de HP Inc, Sony ou Apple, entend jouer l’ambassadeur des écrans LCD de Sharp auprès de ses clients. Quant aux panneaux solaires, il mise sur son réseau commercial pour développer les ventes en Asie, notamment en Chine.

Trois exercices consécutifs en pertes

Sur l’ensemble de l’exercice fiscal en cours, Sharp s’attend à un chiffre d’affaires de 2000 milliards de yens (l’équivalent de 20 milliards de dollars), un bénéficie d’exploitation de 25,7 milliards de yens et une perte nette de 41,8 milliards de yens. Il faudra attendre l’exercice fiscal suivant à clôturer en mars 2018 pour voir le groupe renouer avec les bénéfices nets, après trois exercices fiscaux consécutifs de pertes.

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