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SFR se donne un nouveau départ dans le cloud… sans son cloud souverain Numergy

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Après une période de flottement, SFR se donne un nouveau départ dans le cloud computing avec une plateforme rénovée de cloud public et une stratégie privilégiant la convergence avec les télécoms. Mais son cloud souverain Numergy est définitivement enterré.

SFR se donne un nouveau départ dans le cloud… sans son cloud souverain Numergy
Datacenter de SFR à Courbevoie, l'un de ses sept centres de données tous en France
© SFR

Depuis le rachat de 100% du capital de son cloud souverain Numergy en janvier 2016, SFR ne parle plus de son activité dans l’informatique à la demande. Au point que des observateurs y voient le signe d’une stratégie discrète de sortie du marché imposée par la maison mère Altice qui  a racheté en 2014 l’opérateur télécoms à Vivendi. Des supputations fermement réfutées par Eric Jacoty, directeur de l’activité datacenters et cloud chez SFR Business, la division dédiée aux entreprises.

refonte de l'offre de cloud public

"C’est vrai que nous avons été discrets ces deux dernières années sur le sujet, explique-t-il à L’Usine Nouvelle. C’est parce que nous avons une nouvelle stratégie qui privilégie la convergence avec les télécoms pour offrir aux entreprises des solutions complètes, allant de l’hébergement physique de serveurs dans nos datacenters jusqu’à l’interconnexion avec différents cloud, en passant par l’infogérance de cloud privés, l’hébergement d’applications dans notre cloud public ou des services de gestion et de maintenance."

Alors que Cloudwatt, l’autre opérateur de cloud souverain racheté à 100% par Orange en 2015, n’est plus qu’une marque commerciale, Numergy existe toujours en tant qu'entité juridique. Mais sa plateforme de cloud public, fondée sur les logiciels OpenStack, a été enterrée. "En 2017, nous avons rationalisé nos activités dans le cloud public autour d’une plateforme unifiée construite sur les dernières technologies de VMware avec les apports de Cisco dans les serveurs et les réseaux, et NetApp dans le stockage de données, explique Eric Jacoty. L’expérience et l'expertise de Numergy nous ont été très utiles dans cette opération de refonte qui représente un investissement de plusieurs millions d’euros. Sur le plan commercial, cette offre est portée par les équipes de SFR."

Revendication de cloud souverain

SFR dispose de sept datacenters, tous en France, dédiés aussi bien aux activités d’hébergement de serveurs et de cloud privés qu’au support du cloud public. Selon Eric Jacoty, cette activité mobilise 300 personnes, toutes en France, et affiche une croissance à deux chiffres. Il refuse d’en dévoiler le chiffre d’affaires qui serait, selon l'estimation communiquée à L'Usine Nouvelle par le cabinet Pierre Audoin Consultants, inférieur à 30 millions d’euros en 2017.

L’extinction commerciale de Numergy n’empêche pas SFR de revendiquer le rôle de cloud souverain. "Nous sommes un opérateur français de cloud et tous nos datacenters se situent en France, justifie Eric Jacoty. Beaucoup de clients viennent vers nous car ils ne retrouvent pas les mêmes garanties de sécurité des données chez des concurrents américains même quand ils offrent la localisation des données en France. Ceci étant, répondre aux critères de cloud souverain ne suffit pas. Il faut aussi satisfaire les besoins en termes d’interface, de qualité de service et de capacité d’accompagnement."

Ouverture aux cloud concurrents

Dans un contexte marqué par la montée des préoccupations de sécurité, avec l’entrée en vigueur en mai 2018 du règlement européen de protection des données personnelles, le fameux RGPD, SFR s’estime en bonne position pour en tirer parti. "Nous sommes certifiés ISO 27001, nous avons l’agrément d’hébergeur de données de santé et nous regardons avec intérêt le label de confiance SecNumcloud de l’Anssi, l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information, souligne Eric Jacoty. Le contexte réglementaire est favorable au business. Mais le succès viendra d’une vraie démarche commerciale de notre part."

L’heure est au partenariat et à l’ouverture. "Nous poussons bien sûr notre propre cloud, détaille Eric Jacoty. Mais, selon les applications, les clients pourraient avoir besoin d’aller chez Amazon Web Services ou Microsoft en complément de notre cloud. Nous avons la capacité d’assurer l’interconnexion et la gestion de l’ensemble à travers une et même interface. C’est pourquoi nous avons noué des partenariats avec d’autres opérateurs de cloud public comme Amazon Web Services ou Microsoft."

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