SFR préfèrerait Numericable, Niel plaide pour Bouygues, Zuckerberg en colère.. la revue de presse de l'industrie

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Publié le , mis à jour le 14/03/2014 À 09H02

A lire ce vendredi 14 mars dans la presse : les derniers éléments avant l'annonce par Vivendi du candidat retenu pour racheter sa filiale SFR. Ce matin sur Europe 1, Arnaud Montebourg, qui penche pour l'offre de Bouygues, a déclaré que "les dirigeants de Vivendi ont décidé de vendre SFR à Numéricable". Le Figaro revient sur les cinq premiers plans industriels dévoilés ce matin à Matignon, Le Monde s'intéresse au coup du patron de Facebook contre les atteintes aux libertés du gouvernement américain.

Pour Montebourg, Vivendi a choisi Numericable

Xavier Niel risque d'être déçu (voir ci-dessous). Interrogé lors de l’interview politique d’Europe 1 ce vendredi matin, le ministre du Redressement productif a laissé entendre que SFR serait racheté par Numéricable. "J’ai cru comprendre que les dirigeants de Vivendi ont décidé coûte que coûte de vendre SFR à Numéricable", a-t-il déclaré.

Pour comprendre les enjeux du rachat de SFR, Le Figaro a réalisé une courte vidéo reprenant les différents éléments de ce dossier décisif pour l'avenir du secteur télécom en France.

 

 

 

Le rachat de SFR dans la dernière ligne droite

Alors qu'Arnaud Montebourg croit savoir que Vivendi aurait choisi l'offre de Numericable, le quotidien Les Echos publie une interview exclusive du patron de Free.

Xavier Niel prend ainsi parti pour l'offre de rachat de SFR par Bouygues, avec qui il vient de se réconcilier. "En cas de victoire du groupe de BTP, le quatrième opérateur mobile pourra en effet acheter pour 1,8 milliard d'euros tout le réseau mobile de Bouygues Telecom plus 35 à 40 MHz de spectre hertzien, y compris des 'fréquences en or' dans la bande des 800 MHz", explique le quotidien économique. Un sérieux coup de pouce pour l'opérateur low-cost, qui devrait bénéficier d'un seul coup d'un réseau quasiment équivalent à celui de ses concurrents dans le mobile.

Dans cette interview, Xavier Niel indique également qu'il aurait besoin de recruter un millier de personnes s'il rachetait le réseau mobile de Bouygues Telecom.

Vivendi devrait dévoiler aujourd'hui le candidat retenu pour le rachat de sa filiale SFR.

Les transports "verts", première étape de la nouvelle France industrielle

Le gouvernement dévoile ce vendredi 14 mars les premières feuilles de route des 34 plans industriels.

"L'Etat met en scène le renouveau industriel", titre Le Figaro. Le quotidien rappelle que les feuilles de route des cinq premiers plans seront tous liés au transport "vert", dans le détail : "la voiture consommant moins de 2 litres aux 100 kilomètres, les réseaux de bornes de recharge électrique, l'autonomie et la puissance des batteries, l'avion électrique et le satellite à propulsion électrique".

Les feuilles de routes des 29 autres plans devraient être dévoilées rapidement. "Notre objectif est de parvenir à une présentation de toutes les feuilles de route avant l'été", a indiqué le ministère du Redressement productif, avec un objectif de réalisations concrètes d'ici à 2020. Un laps de temps long mais "compréhensible dès lors qu'il s'agit de faire bouger le monde de l'industrie", estime Le Figaro.

 

 

 

Pour le patron de Facebook, le gouvernement américain représente "une menace pour internet"

Le Monde revient ce matin sur le coup de gueule de Mark Zuckerberg. Selon le fondateur et patron de Facebook, réseau social utilisé chaque mois par 1,23 milliard de personnes dans le monde, le gouvernement américain n'en fait pas assez pour rassurer le public sur la liberté et la sécurité sur Internet.

"Le gouvernement américain devrait être un champion pour Internet, pas une menace. Il doit être plus transparent sur ce qu'il fait, ou sinon les gens imagineront le pire", a écrit Mark Zuckerberg sur sa page Facebook personnelle, précisant qu'il avait appelé Barack Obama pour lui exprimer "sa frustration quant aux dommages créés par le gouvernement".

La réponse du président américain n'a visiblement pas satisfait Mark Zuckerberg : "Malheureusement, on dirait qu'il va falloir beaucoup de temps pour une vraie réforme. (…) Quand nos ingénieurs travaillent sans relâche pour améliorer la sécurité, nous pensons protéger contre des criminels, pas contre notre propre gouvernement".

Le fondateur de Facebook, qui fêtera ses 30 ans cette année, réagissait à la publication de nouvelles informations liées aux documents d'Edward Snowden, selon lesquelles la NSA aurait implanté des logiciels malveillants dans des millions d'ordinateurs dans le but de récolter des données, notamment grâce à la mise en place de fausses pages Facebook. La NSA a démenti, jeudi 13 mars, avoir mis en place un tel système.

Julien Bonnet

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