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Quotidien des Usines

Sfarsteel booste sa production

Publié le

Le spécialiste des composants lourds, principalement pour l'industrie nucléaire, organise sa croissance des cinq prochaines années.

Michel-Yves Bolloré a eu une nouvelle fois le nez fin. En constituant depuis 2000 le groupe Sfarsteel, spécialisé dans le forgeage et l'usinage de composants lourds pour le nucléaire, la pétrochimie, la recherche pétrolière et les cimenteries, ce capitaine d'industrie misait sur des secteurs à fort potentiel. La situation actuelle lui donne raison. Ses quatres filiales (Sfar, Civad, Creusot Forge et Creusot Mécanique), toutes installées sur le territoire de la Communauté urbaine du Creusot-Montceau (Saône-et-Loire), conduisent sur cinq ans un programme de 15 millions d'euros d'investissements pour augmenter leur capacité de production. « Nous voulons fabriquer 200 pièces par an, au lieu de 150 aujourd'hui », explique David Guillon, P-DG de Sfarsteel.

Un usinage unique

Un nouveau four ainsi que des équipements périphériques, trois tours d'usinage verticaux de grande dimension, ainsi qu'une fraiseuse à colonne mobile viendront rejoindre un parc de matériels déjà important, intégrant notamment deux presses hydrauliques de 7 500 et 11 300 tonnes. En outre, une centaine de personnes gonfleront l'effectif actuel de 400 salariés, dont une vingtaine de tourneurs verticaux à recruter immédiatement. « Grâce à des sites tout proches et complémentaires, nous intégrons toutes les étapes industrielles pour livrer un produit fini », se félicite David Guillon.

Les concepteurs mondiaux de centrales nucléaires, dont le français Areva, s'en frotte les mains. Sfarsteel peut réaliser 99 % des pièces destinées soit au reconditionnement des unités actuelles, soit à la nouvelle génération de réacteurs.

L'entreprise est même la seule au monde à pouvoir forger un lingot creux de 250 tonnes. Seule échappe aujourd'hui à sa technologie, la fabrication du fameux lingot creux de 420-430 tonnes qui, une fois usiné, deviendra la virole porte tubulure, partie supérieure de la cuve du futur réacteur nucléaire nouvelle génération EPR.

Un pôle de compétitivité sur le nucléaire

Pour pallier ce retard, l'industriel s'est immédiatement intégré sous l'impulsion d'EDF au projet de pôle de compétitivité nucléaire bourguignon, labellisé en juillet par le gouvernement. « Il s'agit de relever un défi très important, à savoir la maîtrise complète du savoir-faire du futur îlot nucléaire que la France souhaite commercialiser en Chine », assure David Guillon.

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