Economie

Sevelnord poursuivra son activité jusque fin 2016

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

PSA a présenté le mercredi 11 juillet en comité d’entreprise sa proposition de rachat des parts de Fiat, ce qui devrait assurer encore quatre ans de production sur le site d’Hordain (Nord).

Sevelnord poursuivra son activité jusque fin 2016 © DR

L’usine de Sevelnord revient dans le giron de PSA. Mercredi 11 juillet, le constructeur français a présenté au comité d’entreprise du site une proposition de rachat des parts de Fiat dans la coentreprise de véhicules utilitaires et monospaces.

L’Italien a accepté le rachat et les deux partenaires vont mener des négociations sur les modalités de la transaction. PSA et Fiat espèrent parvenir à un accord d’ici la fin de l’année. "Sevelnord continuera d’assurer la production de véhicules utilitaires légers pour les deux groupes jusqu’à l’entrée en vigueur de la norme Euro 6 sur les niveaux d’émissions fin 2016", précise PSA dans un communiqué.

Le groupe français a rempli la première étape de son plan en trois étapes pour sauver Sevelnord. "Il faut maintenant décider ce que PSA va faire sur le site", explique un porte-parole du groupe. D’ici 2016, le Français va devoir trouver un partenaire pour élaborer sa prochaine génération d’utilitaires. Or, fin 2016, c’est justement la date de la fin du partenariat entre General Motors et Renault sur la production commune de véhicules utilitaires légers. Sevelnord pourrait peut-être trouver une nouvelle jeunesse au sein de l’Alliance PSA-GM. Avenue de la Grande Armée, à Paris, au siège du constructeur français, on ne fait pour l’instant aucun commentaire…

Reste la troisième étape du plan pour Sevelnord. "Le site doit améliorer sa compétitivité. Des négociations sont en cours sur place", rapporte un porte-parole de PSA. Les discussions portent sur des gels de salaires jusqu’en 2015 ou la suppression de journées de RTT.

"Le site n’aura de futurs modèles que s’il est compétitif, selon la direction. Si les salariés acceptent de nouvelles conditions de travail, ils le font sans garantie", explique Ricardo Madeira, le délégué central CFDT. Ce dernier établit un parallèle avec le cas de l’usine General Motors de Strasbourg. Les salariés avaient accepté des baisses de salaires et des aménagements de leurs conditions de travail, ce qui n’a pas empêché la mise en vente de leur usine par le groupe américain.

Les salariés apparaissent d’autant plus inquiets que PSA devrait annoncer le 12 juillet un nouveau plan d’économies. "Le rachat des parts dans Sevelnord par PSA est en principe une bonne nouvelle, poursuit Ricardo Madeira. Mais Sevelnord devient alors une filiale de PSA à 100 %. Elle pourrait être touchée par les nouvelles mesures d’économie du groupe. La direction parle de sureffectif sur le site."

Les syndicats estiment que la suppression de 500 à 600 postes pourrait être annoncée lors du CCE du groupe  exceptionnel, qui se tiendra jeudi 12 juillet. La CGT avait récemment révélé une baisse de moitié de la production des monospaces Citroën C8 et Peugeot 807 dès le mois de septembre. Sevelnord produit également les Citroën Jumpy, Peugeot Expert et Fiat Scudo. Le site emploie aujourd’hui 2 700 personnes.

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