Seulement 116 des 782 salariés licenciés de Doux Frais ont retrouvé un emploi

Le Comité de pilotage national pour l'accompagnement des salariés licenciés s'est réuni jeudi 2 mai à Rennes (Ille-et-Vilaine) afin de présenter les premiers résultats du Plan de sauvegarde de l'emploi. Seulement 15% des salariés ont retrouvé un poste, dans la très grande majorité des cas en CDD.

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Seulement 116 des 782 salariés licenciés de Doux Frais ont retrouvé un emploi

Les chiffres présentés le 2 mai par le Comité de pilotage national pour l'accompagnement des salariés licenciés de la SAS Doux Frais sont sans appel. Sur les 782 salariés en CDI licenciés à la suite de la liquidation judiciaire de la SAS Doux Frais le 10 septembre 2012, seulement 116 ont retrouvé un emploi, soit 15 % de l'effectif.

Un total très relatif puisque ceux occupant un poste en CDI ne sont que 18. Pour tous les autres, les emplois décrochés sont en CDD ou en intérim. Et rien n'est dit concernant les 88 salariés en contrat à durée déterminée également contraints de quitter Doux SAS le 10 septembre. Leur devenir n'est pas connu.

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Ce comité de pilotage présidé par Michel Cadot, le préfet de Bretagne, a mis en œuvre un arsenal complet de prestations d'accompagnement pour que réussisse ce Plan de sauvegarde de l'emploi doté de 2,5 millions d'euros. Il passe par des bilans de compétences, des entrainements à la recherche d'emploi, des visites d'entreprise... S'y ajoutent 210 programmes de formation d'ores et déjà financés.

Mais rien n'y fait, la très grande majeure partie du personnel licencié est toujours sur le carreau et risque d'y rester de longs mois. Pour la CFDT, "cette situation catastrophique était prévisible", se désole Jean-Luc Guillard, chargé depuis quelques semaines de la formation au sein de ce syndicat. Il était précédemment délégué syndical au sein du groupe Doux. Il connaît donc très bien cette entreprise. "Comme beaucoup d'autres usines d'agroalimentaire, le personnel de production des abattoirs de Doux Frais n'a pas été suffisamment formé au cours des années passées. Il éprouve donc énormément de mal pour se reconvertir."

Le comité national ne désespère pas. Dans le communiqué publié le 3 mai, il considère que la "combinaison d'efforts à la fois en formation et en accompagnement devrait progressivement porter ses fruits". Il y a d'autant plus urgence que l'Etat a fait du reclassement du personnel de Doux Frais l'une de ses priorités.

Stanislas du Guerny

Stanislas du Guerny (Bretagne)

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