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L'Usine Santé

Servier et l'ANSM seront bien renvoyés devant le tribunal correctionnel dans l'affaire du Mediator

Astrid Gouzik ,

Publié le , mis à jour le 06/09/2017 À 10H32

Vu sur le web Après six ans d'instruction, les juges ont décidé mardi 5 septembre de renvoyer les laboratoires Servier et l'Agence du médicament devant le tribunal correctionnel de Paris dans le volet principal de l'affaire, conformément aux réquisitions du parquet de mai 2017.

Servier et l'ANSM seront bien renvoyés devant le tribunal correctionnel dans l'affaire du Mediator © Fred Tanneau - AFP

"On peut enfin espérer que cette décision mette un terme à un processus de déni de justice en raison de l'abus manifeste des droits de la défense à visée dilatoire" a réagi le Dr Irène Frachon, pneumologue et lanceuse d’alerte dans le scandale du Mediator, citée par Le Figaro. Mercredi 24 mai, après que les derniers recours déposés par le laboratoire français Servier ont été rejetés, le Parquet de Paris a signé son réquisitoire définitif. Il a demandé le renvoi en correctionnelle de l’industriel dans le volet principal de l’affaire Mediator, pour "tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d'influence". L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est elle aussi inculpée pour "blessures et homicides involontaires".

Une date d'audience pourrait être fixée fin 2018, selon le Figaro. Le procès se tiendra en l'absence du principal protagoniste, Jacques Servier, le fondateur des laboratoires, décédé en 2014 à 92 ans. 

Le Mediator est un anti-diabétique, commercialisé en France entre 1976 et 2009. Ce médicament produit par Servier a été largement détourné de son indication initiale pour être utilisé comme coupe-faim, avec des effets secondaires potentiellement dangereux (risques d'hypertension artérielle pulmonaire, et de graves lésions des valves cardiaques). Les experts judiciaires estiment que le Mediator pourrait avoir fait 1800 morts à long terme.

Les premières plaintes avaient été déposées en décembre 2010 devant le procureur de la République de Paris, notamment par une femme aujourd'hui décédée du fait de ses pathologies cardiaques liées au Mediator, rappelle le quotidien sur son site internet.

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