Services : Degrémont change de dimension

Son chiffre d'affaires a plus que doublé en quelques années. Ses bénéfices, eux, ont été multipliés par quatre. Le numéro1 mondial du traitement de l'eau embauche.

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C'est sans doute l'une des plus grandes fiertés de Degrémont. Au cours de ces dernières années, la société, spécialisée dans la construction de stations de traitement des eaux, a embauché 500personnes, ce qui porte les effectifs à 2650. Une évolution qui traduit la réussite du groupe.A l'origine de cette expansion, il y a d'abord la loi sur l'eau de 1991. Fixant des objectifs élevés au retraitement des eaux usées, cette réglementation a dopé le marché français. S'appuyant sur une technologie très sûre, Degrémont, leader dans son secteur, a vu les contrats se multiplier: Colombes, remporté avec OTV, mais aussi Metz, Compiègne ou le traitement des eaux pluviales d'Orly. "Nous ne connaîtrons plus pareille croissance dans les prochaines années, pronostique Olivier Kreiss, président du groupe. Mais les investissements resteront élevés."Cette perspective n'effraie pas outre mesure Degrémont, car le groupe a depuis de très longues années appris à être international. Présent dans plus de 40 pays, il y réalise 70% de son chiffre d'affaires. Dans les pays industrialisés, il se développe surtout dans les créneaux très technologiques, comme les stations pour les eaux usées ou le retraitement des eaux industrielles. Dans les pays en voie de développement, il répond d'abord au besoin le plus urgent, l'eau potable. Cela lui a valu quelques très gros contrats, comme en Egypte, au Pérou, en Equateur. Mais c'est surtout en Asie qu'il remporte ses plus grands succès. Installé au Japon depuis presque dix ans, il a gagné toute la région: d'abord la Malaisie, la Thaïlande, les Philippines, et maintenant le Viêt-nam et la Chine.

Vers d'autres compétences

Degrémont cherche aussi à fidéliser ses clients une fois les stations construites. Comme il n'en obtient pas toujours l'exploitation, il a développé depuis 1990 une filiale, Degrémont Erpac, qui vend des produits pour le retraitement des eaux aux stations communales ou industrielles. De même, il entend développer son savoir-faire dans les BOT ("built operate transfert"). Le système permet aux villes en mal de financement de s'équiper au moindre coût. Car l'ensemble du projet est financé par le constructeur, qui, en contrepartie, obtient une concession d'exploitation pendant plusieurs années. Degrémont vient de signer un tel contrat au Mexique.Si une telle formule se multiplie à l'avenir, le groupe sera obligé d'évoluer dans ses métiers. Aux technologies du traitement de l'eau, il lui faudra ajouter des compétences financières pour assurer le montage de telles opérations. Sa maison mère, la Lyonnaise des eaux, pourra lui donner quelques conseils.

USINE NOUVELLE - N°2475 -

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