[Usines extraordinaires] L'usine la plus "animale" de France

Tout l’été, L’Usine Nouvelle propose de vous emmener dans les usines les plus extraordinaires... de France. La plus grande, celle qui sent bon, celle située en haute altitude, ... C’est bien de la plus "animale" dont il est sujet aujourd’hui. Il sera question d’uranium, de crocodiles et de chaleur. Découvrez la Ferme aux crocodiles à Pierrelatte (Drôme).

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

[Usines extraordinaires] L'usine la plus
Plus de 400 animaux se trouvent dans la Ferme aux crocodiles à Pierrelatte (Drôme).

C’est l’histoire d’une plantation de tomates qui s’installait près d’un site industriel nommé George Besse dans le Tricastin (Drôme). Dans ces années 90, personne n’aurait imaginé que les tomates deviendraient des crocodiles et que la chaleur générée par les usines servirait à chauffer leur peau en scutelle. Mais la famille Fougeirol, famille d’horticulteurs, avait un fils passionné de reptiles. Or les animaux s’acclimateraient parfaitement à cette serre chauffée à l’eau chaude pour ces plantations rouges, pensa-t-il. L’exploitation animale devait permettre de produire du cuir et de la viande. Mais les animaux ont été sauvés par un succès touristique rapide et imprévu.

300 000 visiteurs par an, labellisée site emblématique de la région Rhône-Alpes, la Ferme aux crocodiles est une belle attraction touristique de la région depuis 1994. "Les reptiles ne produisent pas de chaleur avec leur corps", explique Samuel Martin, vétérinaire et directeur de la ferme. La Chaleur, problématique principale du site donc. Les reptiles vivent sous une serre qui consomme entre 7 000 et 9 000 MW par an. "Chauffer cette installation ressort plus d’une expertise industrielle que d’une technicité classique de serre", souligne Samuel Martin.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

De l'uranium à la biomasse

En parallèle, à quelques kilomètres de la ferme, les années 90 étaient les années du grand fonctionnement du site industriel George Besse. Le conglomérat était spécialisé dans l’enrichissement d’uranium. Appel à gaz, mise sous pression, refroidissement,... toutes ces étapes produisaient une grande quantité de chaleur. Les industriels se sont rapprochés des acteurs locaux pour la redistribuer. Quelques 2 500 logements étaient concernés, des établissements publics... et la Ferme aux crocodiles. A elle seule, elle consommait 25 % du réseau de chaleur créé.

2012, l’année durant laquelle tout bascule. Le site industriel adopte la technique de l’ultracentrifugation pour une moindre consommation d’énergie. "En quelques mois, il n’y avait plus de possibilité de réseau de chaleur, déplore Samuel Martin, nous devions réagir pour ne pas mettre en péril nos animaux". Un opérateur de la CRE a alors proposé une solution : une unité de biomasse. Située à un kilomètre, elle génère 50 MW en puissance instantanée.

Le vétérinaire et directeur regrette que cette unité consomme 340 000 tonnes de bois par an, provenant de différentes régions françaises. "C’est un bilan carbone plus élevé", souligne-t-il alors que les touristes se réjouissent de la fin du réseau de chaleur lié au traitement de l’uranium. Il ajoute que les coûts ont quadruplé : chauffer la serre est passé de 70 000€ à 400 000€ par an. Mais Samuel Martin relativise : "cela nous a poussé à développer notre structure, nous avons maintenant des plantes, des oiseaux et des poissons".

0 Commentaire

[Usines extraordinaires] L'usine la plus "animale" de France

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié
0 Commentaire

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Energie et Matières premières
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS