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Sergio Marchionne dénigre à nouveau les sites italiens de Fiat

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Le patron de Fiat assure que ses sites italiens ne sont plus compétitifs et lui font même perdre de l'argent.

Sergio Marchionne dénigre à nouveau les sites italiens de Fiat © REUTERS

Fiat gagnerait plus sans ses usines italiennes. Par cette déclaration, le patron du constructeur automobile mythique en Italie, Sergio Marchionne, a de nouveau insisté sur le manque de compétitivité de ses sites nationaux. « Le système italien a perdu en compétitivité année après année, et au cours des dix dernières années l’Italie n’a pas su tenir le pas des autres pays, a-t-il assuré lors d’une apparition dans une émission télévisée « fa Che tempo ». Pas un seul euro de la marge bénéficiaire estimée à deux milliards d’euros ne vient d’Italie ». Des déclarations soutenues par la Confindustria.

Le patron a d’autant plus surpris en relevant ses prévisions pour l’année 2010, alors que le groupe va être scindé en deux dès 2011. Selon la plupart des analystes, cet objectif serait atteint grâce aux activités hors automobiles du groupe, à l’instar des activités camions Iveco et CNH Global NV ou des véhicules industriels et agricoles. Quant au pôle automobile, Sergio Marchionne compte sur l’alliance avec Chrysler, dont il détient 20%, pour voir les ventes du groupe repartir.

« Une multinationale étrangère »

Les réactions à ces propos ne se sont pas fait attendre. Giorgio Airaudo, responsable du pôle automobile du syndicat Fiom, a critiqué le fonctionnement de Fiat, « comparable à celui d’une multinationale étrangère qui doit décider si elle veut investir en Italie ». Pour Guglielmo Epifani, le secrétaire général du syndicat CGIL, « la vérité, c'est que Marchionne voudrait s'en aller d'Italie ». Fiat dispose de 188 usines dans le monde et de 190 000 salariés dont 80 000 en Italie.

Ces paroles font suite à plusieurs mois de bataille entre salariés et direction quant à la modification des conditions de travail. Fiat est en train d’imposer un nouveau régime de travail introduisant davantage de flexibilité dans son site de Pomigliano D'Arco en échange du maintien de l’emploi et d’investissements d’environ 20 milliards d’euros. L’objectif pour Sergio Marchionne étant d’améliorer la productivité du groupe. « Le vrai problème n’est pas la réduction du temps alloué pour les pauses, le vrai problème est la compétitivité, a expliqué Sergio Marchionne. Notre proposition  vise à donner à l’Italie et à Fiat la capacité de concurrencer avec les pays voisins ».
 

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