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Semaine décisive pour Alstom Belfort

Manuel Moragues ,

Publié le

L’avenir du site d’Alstom Belfort pourrait se jouer durant cette semaine, qui démarre en trombe avec deux comités d’entreprise et l’audition d’Henri Poupart-Lafarge, le PDG du groupe, à l’Assemblée nationale, d’ici à mardi 27 septembre au soir. Le gouvernement s’est engagé à apporter des réponses avant la fin de la semaine.

Semaine décisive pour Alstom Belfort
Fabrication de motrices TGV sur le site d'Alstom Belfort
© D.R.

Une semaine intense et cruciale pour Alstom Belfort ! L’avalanche de rencontres, déclarations et propositions déclenchées par l’annonce d’Alstom, le 7 septembre, avec son plan pour fermer le site franc-comtois qui fabrique des locomotives depuis plus d’un siècle, s’intensifie cette semaine. Avec les solutions pour maintenir l’activité du site présentées "dans les prochains jours" par le gouvernement, a promis le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, jeudi 22 septembre. 

Dès ce lundi 26 septembre après-midi, un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire se tiendra à 14 heures au siège d’Alstom, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), à l’initiative des syndicats. Henri Poupart-Lafarge, le PDG du groupe, devrait leur présenter sa stratégie pour le groupe. A moins d’un revirement surprise du dirigeant, l’exercice devrait consister en une justification du plan de fermeture de Belfort. Mais derrière la question de l’emblématique site belfortain, c’est sur l’avenir du dispositif industriel français du groupe que les syndicats interpelleront Henri Poupart-Lafarge.

Rassemblement mardi devant le siège du groupe

Rebelote, le lendemain matin avec un nouveau comité central d’entreprise, ordinaire donc prévu de longue date. Même lieu, mêmes participants et mêmes questions. Mais avec, cette fois, une grève des salariés du groupe et un rassemblement prévu dès 11 heures devant le siège du groupe. Les syndicats ont affrété un TGV pour emmener à Saint-Ouen les salariés de Belfort et du site voisin d’Ornans. Ils attendent entre 1000 et 1500 personnes, alors que 3500 à 5000 personnes ont manifesté ce samedi à Belfort, décrétée "ville morte" pour l’occasion.

Le même jour, mardi 27 septembre à 13h45, Henri Poupart-Lafarge sera auditionné à l'Assemblée nationale par la commission des Affaires économiques. Opération "justification" à prévoir, encore, pour le dirigeant, qui pourrait se voir interroger sur l’opportunité de fermer un site confronté à un manque temporaire de commandes à partir de 2018-2019 alors que le renouvellement des TGV de la SNCF devrait charger le site dès 2020-2021. Ou encore sur la stratégie du groupe de spécialisation de ses sites français qui les met à la merci du ralentissement d’un segment de marché, comme pour Belfort, les TGV et les locomotives.

Les "solutions" de l’Etat

Pendant ce temps, les négociations continuent entre l’Etat, Alstom et ses clients. Sans oublier les syndicats que le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, devrait rencontrer cette semaine. Il s’agit pour le gouvernement, qui a fait de Belfort un enjeu électoral, de trouver des solutions pour combler le trou d’air du site belfortain. "L’idée étant de trouver pas à pas une charge ferroviaire qui permettrait de passer le cap des années 2019 à 2021 après quoi le site pourrait se consacrer aux motrices TGV du Futur", résume la CFDT dans un courriel.  Ces solutions pourraient être présentées d’ici à la fin de la semaine.

Parmi celles évoquées le 13 septembre dernier par Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux Transports, seule l’accélération de la commande par la SNCF de six rames de TGV Euroduplex – soit 12 motrices à construire -  pour la ligne Paris-Turin-Milan pourrait être à même de charger spécifiquement Belfort à court terme. La commande aussi évoquée par le secrétaire d’Etat de locomotives de manœuvre pour la RATP devra passer par un appel d’offres et la commande de trains régionaux Regiolis annoncée d’ici à la fin de l’année ne concernera pas le site belfortain. "Vous me jugerez sur les actes et non sur les paroles", aurait déclaré Christophe Sirugue aux syndicats. L’échéance approche.

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