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Semaine de la mode à Milan : crise du textile et luxe en pleine croissance

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La ville de Milan, en Italie, organise la semaine de la mode du 19 au 25 septembre. Au cours de la "Milano Fashion Week", les nouvelles collections printemps/été sont dévoilées dans la ville entière dans une ambiance traditionnellement "glamour" et fastueuse. Pourtant, l’industrie du textile, qui a longtemps été la fierté italienne, n'échappe pas à la crise, comme l'observent les médias italiens sur le Web.

Semaine de la mode à Milan : crise du textile et luxe en pleine croissance © D.R.

Quelques jours avant le début de la semaine de la mode, c’est le salon du textile "Milano Unica" qui a donné l’occasion aux italiens de faire le bilan sur l’économie du secteur textile. Au premier semestre 2012 la production a diminué de 15,3% tout comme les exportations de tissu qui ont chuté de 10,4%. Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a fait le déplacement pour déclarer à cette occasion que l’industrie textile "a une valeur non seulement économique, mais aussi symbolique et identitaire", reporte le site d’information Infovia.

Le site explique que dans ce secteur-clé de l'économie italienne "l'excellence ne vient pas seulement de quelques grandes marques mais aussi d'un grand nombre de petits entrepreneurs, artisans et, osons le dire, artistes".

Michele Tronconi, président de Sistema Moda Italia, l’organisation qui représente les industriels du textile et de la mode, explique dans une interview à Infovia : " la crise macroéconomique mondiale est la principale cause de la chute de la demande, de l’augmentation des taxes, des difficultés à obtenir un crédit et de l’augmentation des coûts de production ". Il propose une solution pour résoudre les problèmes de l’industrie textile : réduire le coût de l’énergie et de la fiscalité sur les entreprises.

Le lien semble évident, pourtant le secteur textile et l'industrie du luxe ne semblent pas partager les mêmes problèmes sur le marché. La presse italienne n’a pas manqué de constater que  "les seigneurs du luxe peuvent compter sur un business dont la rentabilité est d’environ 20%", explique le journal Il Fatto Quotidiano avant de citer en exemple le secteur du luxe français qui semble ne pas ressentir les effets de la crise.

Les deux sociétés italiennes les mieux cotées en bourse, Tod’s et Salvatore Ferragamo ne valent que 2,6 milliards. La capitalisation boursière du groupe français Lvmh, (propriétaire d’environ 50 marques de luxe tel Dior, Fendi ou Louis Vuitton) s’élève, elle, à 64 milliards.    

"Avec des marques aussi puissantes et un budget publicitaire conséquent, on comprend pourquoi la presse internationale, en particulier américaine, demande à Milan de réduire le calendrier de la semaine de la mode pour pouvoir courir à Paris où les défilés débutent mercredi 25 septembre" précise Il Fatto Quotidiano.

"On comprend aussi pourquoi les grandes maisons italiennes comme Valentino ou Versace préfèrent la tour Eiffel à la ville de Milan pour leurs défilés", conclut le quotidien.

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